
Louis ARAGON

Louis Aragon est l’une des figures majeures du surréalisme et du dadaïsme aux côtés de Tristan Tzara et Paul Éluard. Poète, romancier et journaliste français, ses romans et ses poèmes ont marqué la littérature française du XXe siècle. Leur mise en musique par Léo Ferré et Jean Ferrat n’ont fait qu’accroître leur renommée. Son roman le plus connu est Aurélien. Louis Aragon est l’auteur de nombreux essais, romans et poèmes au cours de sa carrière. Au début des années 1920, il intègre le groupe dadaïste et publie son premier recueil de poèmes Feu de joie en 1920, ainsi que son roman Les aventures de Télémaque en 1922. Son deuxième recueil de poèmes, Le mouvement perpétuel, est édité en 1926 et est le témoin de l'éloignement du poète du mouvement Dada vers le groupe surréaliste - groupe qu'il quitte dès 1931. Le Con d'Irène, récit érotique, paraît en 1928. En janvier 1927, il adhèrer au Parti communiste. Son recueil de poèmes Hourra l’Oural de 1934 révèle son engagement politique et son admiration pour le modèle soviétique. À partir de 1934, Louis Aragon débute le cycle du Monde réel qui comprend Les cloches de Bâle (1934), Les Beaux Quartiers (1936), Les Voyageurs de l'impériale (1942 puis 1947 pour la version non censurée), Aurélien (1944) et Les Communistes (1951). L’auteur cherche à mettre en exergue les éléments politiques sociaux et historiques ayant conduit aux deux guerres mondiales. Toujours très engagé politiquement, il explique en quoi le communisme est porteur d'espoir pour la société. En novembre 1928, il rencontre Elsa Triolet qu'il épouse en en février 1939. Dès sa rencontre avec l'écrivaine, elle devient sa muse littéraire et il publie de nombreux ouvrages poétiques, qui lui sont dédiés, sous le nom de Cycle d'Elsa. Citons Cantique à Elsa en 1941, Les Yeux d'Elsa l'année suivante, Les Yeux et la Mémoire en 1954, Elsa en 1959 et le Fou d'Elsa en 1964. Louis Aragon est né à Paris le 3 octobre 1897. Il s’agit d’un enfant illégitime, né d’un père préfet de police et d’une mère de la moyenne bourgeoisie. Il se lance dans des études de médecine, ou il fait la rencontre d’André Breton, et il sera comme lui mobilisé comme brancardier, puis médecin auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale. Il termine le conflit décoré de la croix de guerre ; cependant, les violences dont il est témoin pendant le conflit fera beaucoup pour ses engagements futurs en faveur de la paix. Après la guerre, il se lance dans une carrière littéraire, et cofonde notamment la revue Littérature. Il s’essaye tour à tour au dadaïsme et à l’écriture automatique, avant de rejoindre Breton dans le surréalisme. Comme ce dernier, il rejoint le Parti Communiste (1927), et milite pour une littérature engagée politiquement. Il fait en 1928 la rencontre d’Elsa Triolet, qui sera l’amour de sa vie - et la source d’inspiration pour de nombreux poèmes. Aragon finit par rompre avec André Breton - les deux hommes s’opposant notamment sur la valeur de la forme romanesque - et se détache du mouvement surréaliste. Ses écrits des années 1930 sont caractérisés par une critique sociale sans concession. Il part un an en URSS avec Elsa Triolet, ou il manifeste son soutien au régime stalinien. De retour en France, il devient journaliste à l’Humanité, puis fonde le journal Ce Soir. Il est mobilisé comme médecin militaire lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Après la défaite, il rejoint la résistance en animant le Comité National des Ecrivains pour la Zone Sud et le journal La Drôme en Armes. Après la Libération, Aragon continue à combiner militantisme politique et activités littéraires, s’inscrivant dans la mouvance du réalisme socialiste. Il est d’ailleurs élu au Comité central du PCF, mais il commence à prendre ses distances avec le communisme après la mort de Staline, alors que la déstalinisation et la répression de l’insurrection de Budapest font apparaître plus nettement la nature totalitaire du régime. Dès lors, Aragon revient à une écriture plus personnelle. Après la mort d’Elsa Triolet en 1970, il manifeste une attirance sexuelle pour les hommes. Il meurt à Paris le 24 décembre 1982.I/ Œuvres de Louis Aragon
II/ Biographie de Louis Aragon
III/ Estimation des œuvres de Louis Aragon
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CARROLL (Lewis). La Chasse au Snark. Une agonie en huit crises. Traduit pour la première fois en français par Louis Aragon

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Collection de 62 albums de la Bibliothèque de la Pléiade


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L'Un ne va pas sans l'autre. Un perpétuel printemps suivi de Paroles à Saint-Denis







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Le Con d'Irène. S.l. [Paris], chez l'auteur [Jean-Jacques Pauvert],

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Le Con d'Irène. S.l.n.n. [Paris, René Bonnel],

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Le Crève-cœur. Paris, Gallimard, 1941. – Le Musée Grevin

















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Je vous salue ma France. [Cahors],


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Les Voyageurs de l'impériale

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