
GARY (Romain)

Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew, est un écrivain français du XXe siècle. Il est également aviateur et résistant, diplomate, scénariste et réalisateur. Ayant publié une partie de son œuvre sous le pseudonyme d’Émile Ajar, il s’agit du seul écrivain à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, l'un pour Les Racines du ciel sous son vrai nom, et le second pour La Vie devant soi sous pseudonyme. Romain Gary est l'auteur d'environ 40 ouvrages, dont quelques pièces de théâtre, et réalisé deux films : Les oiseaux vont mourir au Pérou et Police Magnum. Sa carrière littéraire se déroule et évolue au milieu d’une quête identitaire. Il prend goût à faire de sa vie un mystère, à donner de fausses pistes sur son passé, et dissimule son œuvre par des pseudonymes, dont il fait un des usages les plus remarquables et mystificateurs de l’histoire de la littérature. Ayant publié sous son vrai nom, il adoptera ensuite celui de Romain Gary, qu’il utilise pour la plupart de ses œuvres. Mais, une fois écrivain de renom et lauréat du prestigieux prix Goncourt, il publie quatre de ses romans de maturité sous un nouveau pseudonyme, Emile Ajar. Ainsi, pendant que des romans de Romain Gary continuent de paraître, un nouveau grand écrivain se révèle et publie entre 1974 et 1979 Gros-Câlin, La Vie devant soi, Pseudo et L’Angoisse du roi Salomon. Gary, qui ne dévoilera pas le mystère de son vivant, se voit accorder le Goncourt une seconde fois, fait inédit et interdit. Ce n’est que le jour de sa mort qu’il fait parvenir à son éditeur le manuscrit Vie et mort d’Emile Ajar, dans lequel il révèle tous les détails de l’affaire et qu’il termine par ces mots : « Je me suis bien amusé. Au revoir et merci. » C’est comme un jeu, qu’il alimente en choisissant Paul Pavlowitch pour représenter Ajar face au public. Un jeu et une quête par laquelle il cherche à s’exprimer. Selon Philippe Brenot, avec son dernier avatar Gary redevient Kacew, il s’agirait d’un retour aux origines, à soi-même. Dans Pseudo, il révèle les conflits d’identité que subissent les écrivains, surtout à l’heure actuelle où les médias les entourent. C’est ainsi qu’il l’exprime lors d’une interview avec Jean Faucher : « Bref, vous constatez au contact des médias que moi, Romain Gary, je vivais en permanence avec un personnage de Romain Gary qui n'a strictement rien à voir avec la réalité de mon moi. » Son œuvre romanesque, polymorphe, allant du populaire à l’expérimental, avec un certain caractère autobiographique, a souvent déconcerté la critique, qui a été parfois sévère avec lui. Polyglotte aux racines dispersées, tirant profit de cela pour son œuvre, Gary reste un des auteurs les plus prestigieux du siècle dernier, toujours entouré d’une aura mystérieux. Romain Gary a donné pendant sa vie adulte de différentes versions sur ses origines, ce qui se correspond avec le jeu des multiples identités qui caractérise son œuvre. Né le 8 mai 1914 à Vilnius de parents juifs de nationalité russe, puis devenus polonais, il est élevé par sa mère après le départ de son père du foyer conjugal. C’est avec elle qu’il arrive en 1928 à Nice, où il passe son baccalauréat. Il fait des études de droit à Paris, où il obtient une licence, mais passe plus de temps à écrire qu’à étudier. Il publie ses premières nouvelles dans le journal Gringoire jusqu’à ce que celui-ci affiche des idées fascistes et antisémites. Son premier roman, Le Vin des morts, est refusé par plusieurs éditeurs en 1937. Naturalisé français en 1935, il est appelé au service militaire pour servir à l’aviation et incorporé en 1938. Il combat dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre Mondiale et choisit le pseudonyme de Gary comme nom de résistant. Ses actuations militaires pendant la guerre lui valent une grande ascension ainsi que la Croix de Guerre ; il est nommé Compagnon de la Libération et Commandeur de la Légion d’Honneur. En 1945, après sa démobilisation, il entre dans la carrière diplomatique et publie un premier roman aux éditions Calmann-Lévy qui impressionnera Camus : Education européenne. Le livre remporte le prix des Critiques : sa carrière est lancée. Il publie plusieurs romans pendant qu’il continue sa carrière, en exerçant ses fonctions comme secrétaire d’ambassade, puis des Nations Unies, en Bulgarie, Suisse, New York et Londres. Lauréat du prix Goncourt pour son roman Les racines du ciel en 1956, il reçoit le prix Durchon-Louvet de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre la même année. C’est aussi l’année dans laquelle il est nommé Consul général de France à Londres. A partir de 1960, il se consacre de plus en plus à son activité d’écrivain. C’est l’année où il publie La promesse de l’aube, un roman qui traite de sa relation avec sa mère : « Avec l’amour maternel, la vie nous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais ». Il écrit aussi sous de divers pseudonymes, le plus connu étant celui d’Emile Ajar, sous lequel il écrit quatre romans, dont La vie devant soi. Pour ce dernier il obtient un deuxième prix Goncourt en 1975, et son avocate transmet sa volonté initiale de le refuser. A la suite de cela, la presse enquête sur Paul Pavlowitch, son cousin, qu’elle croit être le véritable auteur. L’« affaire Ajar » ne sera résolue qu’après le suicide de Gary, le 2 décembre 1980. Ses obsèques sont célébrés à l’église Saint-Louis des Invalides, avec les honneurs militaires français, et ses cendres sont dispersées au large de Menton.I/ Œuvres de Romain Gary
II/ Biographie de Romain Gary
III/ Estimation des œuvres de Romain Gary

GARY (Romain)
Frère Océan. I. Pour Sganarelle. – II. La Danse de Gengis Cohn. – III. La Tête coupable






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Frère océan I. II. III : Pour Sganarelle – La Danse de Gengis Cohn – La Tête coupable

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Frère Océan. I. Pour Sganarelle. – II. La Danse de Gengis Cohn. – III. La Tête coupable







GARY (Romain)
La Féminité face à la nuit. Extraits choisis




























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Frère Océan. Pour Sganarelle. – La Danse de Gengis Cohn. – La Tête coupable
