
Dessin ancien

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Qu’est-ce qu’un dessin ancien ?
Un dessin est une représentation d’un objet, d’un personnage ou d’un élément abstrait sur une surface plane. Un dessin peut être qualifié d’ancien jusqu’au XVIIIe siècle environ. Après, il est qualifié de dessin moderne.
Histoire
Au Moyen-Âge, le dessin demeure principalement une préparation à la peinture de miniatures, on parle de tracés préparatoires, ou aux fresques, on parle alors de sinopie. Il existe également des exemspla, dessins servant de répertoire aux artistes.
Les dessins sont réalisés sur du parchemin ou du vélin. Le parchemin est une peau de mouton, agneau, chèvre ou chevreau nettoyée, plongée dans la chaux, séchée et affinée par ponçage. Le vélin est un type de parchemin préparé à partir d'une peau de veau. Alde a vendu aux enchères pour 36 000€ un ensemble de gravures d’Albrecht Dürer (1471 – 1528) (Lot n°7 de la vente du 23 novembre 2009).
A la Renaissance, le dessin devient un médium plus autonome ; il existe en lui-même et plus uniquement en tant qu'esquisse. Par ailleurs, le papier apparaît en Chine et est introduit au début du XIIe siècle en Europe. Il est plus accessible que le parchemin.
Les premières discussions concernant la primauté du dessin ou de la couleur émergent. Les dessins anatomiques se multiplient, tandis que la perspective fait son apparition. Alde a par exemple vendu aux enchères pour 9 375€ une étude de draperie de la fin du XVIe siècle (Lot n°1 de la vente du 27 septembre 2018).
Au XVIIe siècle, l’autonomie du dessin se confirme. Différentes académies sont créées et placent la pratique du dessin comme une discipline majeure. Ainsi, l’Académie royale de peinture et de sculpture voit le jour en 1648 à l’initiative du peintre français Charles Le Brun (1619 – 1690), sous la protection du Cardinal Mazarin (1602 – 1661). Dans les États italiens, les peintres et frères Annibale, Agostino et Lodovico Carrache ouvrent l’Accademia degli Incamminati à Bologne en 1590.
La querelle entre les Poussinistes défendant le dessin et les Rubénistes lui préférant la couleur éclate. On considère que la couleur l’emporte avec l’admission de Roger de Piles (1635 – 1709), ayant rédigé un Dialogue sur le coloris, à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1669, ainsi qu’avec celle du peintre Antoine Watteau (1684 – 1721) avec Pèlerinage à l’Île de Cythère comme morceau de réception, en 1717.
Datant de cette époque, Alde a vendu aux enchères pour 10 000€ un dessin d’un homme drapé assis par Jacopo Confortini (1602 – 1672) (Lot n°12 de la vente du 27 septembre 2018).
Au XVIIIe siècle, le dessin conserve globalement le même statut qu’au siècle précédent. Siècle des Lumière et du rationalisme, le dessin est considéré comme un moyen de reproduire le plus fidèlement possible la réalité. Gardons à l’esprit que le dessin demeure également un médium pour l’esquisse et la préparation des tableaux. Alde a vendu aux enchères pour 5 040€ un ensemble de gravures de François Boucher (1703 – 1770) (Lot n°147 de la vente du 18 juin 2010).

ALLORI, Alessandro (1535-1607), attribué à. Études de deux hommes nus, l’un vu de dos et semblant se baigner, l’autre assis et de profil, tourné vers la gauche.
Pierre noire (deux manques en haut). Avec un paraphe ‘JB’ ( ?) à la plume et encre brune, en bas vers la gauche (pas dans Lugt). 12,5 x 12,8 cm.
Ce dessin peut être rapproché de deux figures du Baptême du Christ, une huile sur toile de petites dimensions (36 x 27 cm), signée et datée 1570, aujourd'hui conservée à la Galerie nationale de Prague (S. Lecchini Giovannoni, Alessandro Allori, Turin, 1991, no. 26).
L'homme vu de dos du présent dessin semble être préparatoire à une figure vêtue d'un pantalon au premier plan à gauche du tableau de Prague, tandis que l'homme assis, cette fois en sens inverse et avec quelques différences de pose, y apparaît au deuxième plan à gauche.
Techniques
Les techniques de dessin sont nombreuses.
Il existe tout d’abord des techniques sèches, au nombre de trois. Premièrement, les pointes métalliques comprennent les pointes de plomb – utilisées jusqu’au XVIIIe siècle – et les pointes d’argent – majoritairement utilisées aux XIVe et XVe siècles.
Deuxièmement, les pierres, qu’elles soient naturelles, reconstituées ou synthétiques dès le XVIIIe siècle, sont utilisées pour des dessins préparatoires ou des dessins. Elles englobent la pierre noire (couleur noire), la craie (couleur blanche) et la sanguine (couleur rouge). La pierre noire se développe au XVIe siècle en Italie, tandis que la sanguine est employée à partir du XVIe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. La technique dite des « trois crayons » consiste à les associer.
Enfin, les artistes utilisent également le crayon graphite et le fusain qui est un morceau de bois calciné.
Les dessins peuvent également être réalisés grâce à des encres, appliquées par le biais de calames, de plumes ou de pinceaux. Celles-ci peuvent être, tout d’abord, de couleur noire par l’utilisation d’encre au carbone ou d’encre métallogallique, obtenue à partir d’un acide gallique.
Les artistes ont également à leur disposition des encres brunes : le bistre, très utilisé au XVIIe siècle est constitué d’eau et de suie, et le sépia, provenant des poches à encre des céphalopodes.
Enfin, des techniques plus colorées existent. La première est la gouache, formée de pigments et d’une charge, c’est-à-dire d’une matière minérale modifiant le pouvoir couvrant et l’aspect d’une couleur. La deuxième est l’aquarelle, apparue à la fin du XVe siècle et largement utilisée aux XVIIIe et XIXe siècles. Constituée de pigments, d’eau et d’un liant, les couleurs apparaissent plus transparentes qu’avec la gouache. La dernière technique colorée est le pastel, composé de pigments, d’une charge et d’un liant. Son âge d’or est le XVIIIe siècle.


[CARICATURES]
Ensemble deux albums de dessins à l'encre, vers 1850

[DESSIN]
Entourage de Jacques Courtois, dit Le Bourguignon (1621-1676)

[DESSIN]. BOUDIN (Eugène) 1824-1898
Paysage littoral

[DESSINS]
Album d’Ernest de Jahn-Vryburg. [Vues de Belgique, de Normandie et de Bretagne]


Attribué à Bartolomeo Passarotti (1529-1592)
Deux hommes nus debout

Attribué à Dirck Langendyck (1748-1805)
Scène de bataille (recto et verso)

Attribué à Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Homme assis lisant

Cercle de Raymond Lafage (1656-1684)
La lapidation de saint Etienne

CHAMPMONTANT (Benoît)
De l'armée. S.l.n.d. [Bordeaux, Lavigne jeune, 1834]

Charles-Joseph Le Jolivet (1724-1794)
Intérieur d’un palais avec sculptures et scène de sacrifice au fond


École allemande du XVIIᵉ siècle
Scène de sacrifice sur une plage

École française du XIXᵉ siècle
Hélène Fourment, d’après Rubens

École française du XIXᵉ siècle
Napoléon à cheval

École française du XIXᵉ siècle
Portrait d’homme assis à mi-corps

École française du XVIIᵉ siècle
Tête de vieillard coiffé d’un chapeau à plumes

École française du XVIIIᵉ siècle
Soldat assis de profil gauche

École française du XVIIIᵉ siècle
Allégorie de la peinture

École française fin du XVIIIᵉ siècle
Scène antique (recto) ; Académie masculine (verso)

École française vers 1700
Deux hommes nus luttant

École française vers 1700
Saint Pierre amené en prison

École française vers 1800
Jeune femme en buste

École française vers 1800
Départ de Régulus pour Carthage

École française XXᵉ siècle
Portrait de femme

École italienne du XVIIᵉ siècle
Le Christ sur la croix porté par une nuée

École italienne du XVIIIᵉ siècle
Un saint porté dans les cieux par des anges

École italienne vers 1600
Études de figures

École lorraine du XVIIᵉ siècle
Saint Marc et saint Luc avec une image de la Vierge à l’Enfant

Francesco Fontebasso (1707-1769)
La femme adultère

François Hippolyte Lalaisse (1810-1884)
Un album de dessins

Jacob van Strij (1756-1815)
Paysanne assise


Jean Restout (1692-1768)
Académie : homme penché en avant

Joseph-François Parrocel (1704-1781)
Diane et Actéon

Karl Ivanovitch KOLLMANN (1786-1846)
Le Vitrier

Simon-Mathurin Lantara (1729-1778)
Moines agressant des jeunes filles et Des moines agressant des femmes dans une auberge


[DESSINS]
Environ 80 dessins des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, techniques et formats divers

[LILLE]. FIX (Théodore)
Les Portes de Lille. [1879]

[POISSONS]
Intéressant livre de 50 aquarelles de poissons et quelques autres animaux marins

Adolfo de Herra (actif vers 1900)
La prêtresse au hibou


Attribué à Charles Eisen (1720-1778)
Prométhée enchainé à un rocher

Attribué à Ercole Bazzicaluva (vers 1590-1641)
Paysage avec bergers et saint Jean-Baptiste

Attribué à François Chéreau (1680-1729)
Attribué à François Chéreau (1680-1729)

Attribué à Jacques François Joseph Swebach-Desfontaines (1769-1823)
Le marché aux chevaux

Attribué à Jacques François Joseph Swebach-Desfontaines (1769-1823)
Scène de bataille Napoléonienne

Attribué à Jan I Roos (1591-1638)
Femme et enfant sur un cheval

ATTRIBUÉ À JEAN-JACQUES TARDIEU (1762-1833)
ATTRIBUÉ À JEAN-JACQUES TARDIEU (1762-1833)

Attribué à Joseph Ignace Parrocel (1734-1781)
Allégorie de la vue

Attribué à Louis Galloche (1670-1761)
Homme agenouillé

Attribué à Nicolas Lagneau (1590-1666)
Portrait d’un vieil homme

Attribué à Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823)
Ange, accoudé à une amphore

Attribué à Sébastien Leclerc (1637-1714)
Projet d’une vignette, la reddition d’une ville à Louis XIV

Attribué à Valentin Lefebvre (circa 1642-1682)
Esther et Assuérus

Attribué Giovanni Battista Cipriani (1727-1785)
Tête d’ange

Cercle de Adam Frans van der Meulen (1632-1690)
Le passage du Rhin

Cercle de Jean-Baptiste, baron Regnault (1754-1839)
Junon empruntant la ceinture de Vénus



D’après Rosso Fiorentino
Allégorie de la mort et de la Renommée

Domenico Piola (1627-1703)
Scène de la vie de Saül




École française du XIXᵉ siècle
Portrait du maréchal Ney


École française du XVIIIᵉ siècle
Vénus portée par des putti sur des nuages

École française du XVIIIᵉ siècle
Tête d’homme coiffé d’un chapeau de fourrure

École française vers 1700
Homme nu pointant une lame au sol

ÉCOLE FRANÇAISE, VERS 1800
ÉCOLE FRANÇAISE, VERS 1800

ÉCOLE FRANÇAISE, XVIIIe SIÈCLE
ÉCOLE FRANÇAISE, XVIIIe SIÈCLE

Ecole génoise (?) du XVIIᵉ siècle
Moïse défend les filles de Jethro

École génoise du XVIIᵉ siècle
Martyre de Saint Sébastien



École hollandaise du XVIIIᵉ siècle
Femme tenant sur sa tête un panier de fleur

École italienne du XVIᵉ siècle
Jeune homme nu assis (recto) ; trois putti debout (verso)

École italienne du XVIᵉ siècle
Groupe de figures (recto) ; frise d’acanthes avec putto (verso)

École italienne du XVIIᵉ siècle
Un guerrier debout tenant une lance





ÉCOLE ITALIENNE, VERS 1700
ÉCOLE ITALIENNE, VERS 1700

École lombarde, deuxième moitié du XVIᵉ siècle
Un roi mage



ÉCOLE ROMAINE, XVIIe SIÈCLE
ÉCOLE ROMAINE, XVIIe SIÈCLE

ENTOURAGE D’HUBERT ROBERT
ENTOURAGE D’HUBERT ROBERT

Entourage de Luca Cambiaso (1527-1585)
Sainte famille avec le petit Saint Jean

François Verdier (1651-1730)
Enlèvement des Sabines

François Verdier (1651-1730)
Scène de bataille et Soldats prenant d’assaut une forteresse

François Verdier (1651-1730)
Scène de martyre d’un saint


Hendrik Verschuring (1627-1690)
Hommes, femmes et enfants avec des chevaux et des chiens à l’entrée d’une ville, une sculpture de l’enlèvement d’une Sabine

Henri Lehmann (1814-1882)
Homme nu assis buvant dans une coupe

HUGO (Victor)