Adjugé 500 €

(Xiao Qin en phonétique pinyin) [萧陏]. Lot de trois pièces

HSIAO Chin
lot 175
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HSIAO Chin [XIAO Qin], Sans titre (1974). Aquatinte, 69 x 80 cm. Œuvre signée et datée au coin infr droit. 萧勤 无题
HSIAO Chin [XIAO Qin], Sans titre (1974). Aquatinte, 79 x 106 cm. Œuvre signée et datée au coin infr droit. 萧勤无题
*HSIAO Chin [XIAO Qin], Sans titre (1992). Aquatinte, 48 x 32 cm. 萧勤无题 C’est à Shanghai, au sein d’une famille de musiciens que Xiao Qin naît en 1935. Il quitte le continent pour Taiwan en 1949. Après des études artistiques, puis, parallèlement à une activité de peintre, il devient enseignant. Avec différents artistes, il lance un mouvement, Orient (Dongfang), qui regroupe des représentants de la peinture chinoise abstraite. Il est en Espagne en 1956, puis se rend en Italie en 1958, découvre la Biennale de Venise, et décide de se fixer à Milan où il vit avant de de retourner à Taiwan. Il crée des œuvres dépouillées, tantôt au lavis, tantôt à l’huile, tantôt à l’acrylique. Il donne une importance fondamentale aux pleins et aux vides, aux complémentarités et aux oppositions chromatiques. Il y a un côté taoïsant, presque mystique dans ses espaces parfois diffus, parfois géométriques. Toutes ces peintures possèdent une force et une solide cohérence interne qui se retrouve dans l’ensemble de son œuvre. Il puise à des sources multiples : l’estampe de nouvel an avec ses audaces chromatiques les plus vives, les œuvres religieuses où le minimalisme exprime une concentration d’énergie, qui sont autant de modes d’imprimer son énergie propre. Calligraphe talentueux dont la cursive vive et fine semble un trait qui pénètre le support, il applique la rigueur de cette discipline dans sa façon de mettre en situation points, segments ou taches. Il a modifié leur sens, déjoué les normes et emplacements codifiés pour créer un langage propre, ludique et cosmologique. Au fil des années, la création de Xiao Qin n’a cessé d’approfondir un rapport très passionnel à la couleur. Sa palette privilégie les couleurs primaires mais en y associant les couleurs secondaires savamment dosées et en y alternant les pleins et les vides. Xiao Qin s’est fait connaître des institutions muséales et patrimoniales par ses prises de positions vives qui, très tôt, montrent une curiosité hors du commun et un goût de l’expérimentation. Il appartient au groupe Orient et lance un ensemble d’idées qu’il développera ensuite au fil des rencontres et des expositions. Lors du séjour milanais, il continue de fréquenter ses confrères qui ont, plusieurs décennies durant, adhéré à l’abstraction formelle avec un penchant prononcé pour une polychromie forte. À cela s’ajoutent sa formation et son goût pour la peinture au lavis. De cet ensemble va naître un style très inspiré par les images du Tao, comme il aime lui-même l’expliquer. Ses compositions sont réalisées au lavis, à l’acrylique ou bien en gravure. Il adapte les matériaux à ses envies du moment. Ses œuvres ont une force polychromique dont il joue avec une aisance qui n’est pas sans rappeler la virtuosité de sa calligraphie. Il a, au fil des années, fait passer une des idées directrices de son travail basé sur les concepts des alternances plein-vide, yin-yang, harmonie de l’univers.