
[MERCIER (Louis-Sébastien)]

Une estampe désigne une image gravée et encrée. Plusieurs procédés existent pour arriver à l’impression : les gravures dites directes telle que la gravure sur bois ou des tailles a contrario indirectes, en creux sur métal (nommées taille-douce), à l’exemple de l’eau-forte.
L’eau-forte est une méthode de gravure chimique visant à reproduire en quantité des peintures et dessins originaux. L’impression de l’image est rendue possible par un mordant, de l’acide nitrique ou du perchlorate de fer, qui, par ses effets corrosifs, vient ronger en creux une plaque en métal, (en cuivre le plus souvent).
À partir du XVe siècle, l’eau-forte est venue solutionner les procédés ancestraux, comme la gravure sur bois, qui pouvaient manquer de précision. Initialement, cette technique est exploitée pour copier les sujets des autres médiums essentiellement les peintures. Dès le XVIe siècle, les eaux-fortes deviennent de véritables œuvres à part entière, allant jusqu’à être signées, gage d’une meilleure valeur artistique. Albrecht Dürer (1471-1528) en était un fin adepte comme en témoigne Le voile de la Véronique tenu par un ange (1516, musée du Louvre). En France, un atelier spécialisé en la technique voit le jour au sein de l’École de Fontainebleau. Primatice (1503-1570), Léon Davent (actif vers 1540 – 1556) ou Jean Mignon ( ?-1556) sont particulièrement actifs vers 1545, participant à la propagation de l’art bellifontain. Au XVIIe et XVIIIe siècles, la pratique accroît considérablement tant en terme de reproduction qu’au niveau de sa technique. L’intensité de l’expression est de mise par l’insertion de clairs-obscurs ou des effets d’aquarelles.
Jacques Callot (1592-1635) est l’un des premiers grand noms français. L’eau-forte vient illustrer les livres. Les Fables de Jean de la Fontaine (1621-1695) de l’édition Desaint et Saillant de 1755, ornée d’eaux-fortes de Jean-Baptiste Oudry (1786-1755) en est un illustre exemple. Alde a proposé à la vente aux enchèresun exemplaire adjugé 22 500 euros, le 21 juillet 2020.
Ces gravures ont de surcroît permis un accès à la connaissance. Elles pouvaient être considérées comme un « média » par la diffusion des modèles mais aussi celle des avancées scientifiques. Les cartes ou traités se rependaient dans toute l’Europe.
L’eau-forte tombe petit à petit en désuétude au XIXe siècle, au profit d’une nouvelle méthode : la lithographie.
L’artiste prépare une plaque de cuivre préalablement dégraissée pour enlever toute trace d’oxydation. Un vernis est ensuite apposé à l’aide d’un tampon et fixé au contact de la chaleur. L’enfumage au flambeau est l’étape suivante. Il permet à la couleur orangée du cuivre de noircir de sorte de faciliter le futur dessin. À l’aide d’une pointe (comme pour la pointe-sèche), l’artisan grave le sujet, en ôtant la couche précédente de vernis. Une fois terminée, l’œuvre est plongée dans un bain d’acide. Le liquide vient mordre les zones griffées. Le temps de pose et la concentration de matière permettent de varier les profondeurs des creux. L’épreuve finale est nettoyée pour recevoir l’encre. Elle est malaxée et appliquée à la paume de la main. Pour le tirage, la plaque est déposée sous une presse à cylindres. L’action rotative vient créer une pression entre la feuille de papier (chiffon de lin ou de coton usuellement) qui recouvre la matrice et un plateau. L’impression est imminente.
La technique de l’eau-forte est souvent mêlée à d’autres types de gravures à l’exemple de la pointe-sèche, du burin ou de l’aquatinte.
Les tailles-douces accueillent l’encre dans les différentes profondeurs des creux. Ceci permet d’analyser différentes tonalités de noirs.
À l’aide d’une loupe, on visualise la présence d’un contour de silhouette que le dessinateur a pris soin d’exercer pour que les morsures chimiques répétitives soient possibles. Un léger tremblement peut également apparaître, résultant de l’action du liquide corrosif pénétrant à la verticale dans le métal.
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[BIDLOO (Govert)]. Relation du voyage de Sa Majesté britannique en Hollande, et de la réception qui luy a été faite. La Haye, Arnout Leers, 1692.
Superbe livre de fêtes relatant la fastueuse réception de Guillaume III d'Angleterre en Hollande. Magnifique illustration dessinée et gravée à l'eau-forte par Romeyn de Hooghe, en premier tirage.
Ce livre orné de gravures a été vendu aux enchères 1 625 € le 20 octobre 2020.

[MERCIER (Louis-Sébastien)]
Tableau de Paris, ou explication de différentes figures, gravées à l’eau-forte, pour servir aux différentes éditions du Tableau de Paris. Yverdon, s.n.,

EAU-FORTE EN 1878 (L’)
[– en 1879, en 1880, en 1881]. Trente eaux-fortes originales et inédites par trente des artistes les plus distingués

JACQUE (Charles)
Eaux-fortes

[GRAVURE]
Bivouac des troupes russes aux Champs-Élysées, 31 mars 1814

[PARIS]. MARTENS (Frédéric), d'après Anna SCHMIDT
Panorama de Paris, pris des tours Notre-Dame

BOFA (Gus)
Deux eaux-fortes originales

CALLOT (Jacques)
Le Siège de Breda. [1628]

COLETTE
L'Ingénue libertine

MARCOUSSIS (Louis)
10 eaux-fortes pour Aurélia de Gérard de Nerval

MARCOUSSIS (Louis)
10 eaux-fortes pour Aurélia de Gérard de Nerval

MARTIAL (Adolphe-Martial Potémont, dit)
Ensemble 18 pièces

MERCIER (Louis-Sébastien)
Tableau de Paris, ou explication de différentes figures, gravées à l’eau-forte, pour servir aux différentes éditions du Tableau de Paris. Yverdon, s.n.,

VERHAEREN (Émile)
Paysages disparus

ZHU Xinjian
Scène du Jinpingmei (1989)

ARP (Jean)
1, rue Gabrielle

DE GEETERE (Frans)
Spasmes. S.l. [Paris], s.d. [circa 1930]

LEGRAND (Louis)
Le Livre d’Heures de Louis Legrand

MAGUELONNE (Marie-Claire)
Eaux-fortes