
[BAILLY (Jean-Sylvain)]

L’astronomie peut être définie comme la science et l’étude des corps célestes.
Dans l’Antiquité gréco-romaine, l’astronomie a une place de choix aux côtés des mathématiques. Au IIe siècle ap. J.C., Claude Ptolémée (90 – 168) défend la théorie d’une Terre sphérique au centre de l’Univers avec des étoiles fixes, et autour de laquelle tournent des astres errants. Cette vision prévaut jusqu’aux thèses d’héliocentrisme de Nicolas Copernic (1473 – 1543) au XVIe siècle qui accordent une place centrale au Soleil.
Au Moyen-Âge, les savants arabes, notamment à partir de la dynastie des califes abbassides au VIIIe siècle, parfont les connaissances astronomiques issues de l’Antiquité gréco-romaine. Certains sont au service de princes, les conseillant grâce aux astres. Ils sont notamment à l’origine du perfectionnement de l’astrolabe (instrument de mesure permettant le calcul de l'heure par observation du soleil ou des étoiles).
Dans l’Occident médiéval, c’est par conséquent l’héritage gréco-romain, l’héritage du monde arabo-musulman ainsi que la prédominance de la chrétienté qui forment la base des connaissances astronomiques. La redécouverte de l’ouvrage l’Almageste écrit par Ptolémée – où il décrit notamment 48 constellations – participe au renouvellement des savoirs. Alde a vendu un livre pour 3 120€, Opera, contenant une partie de cet ouvrage (Lot n°68 de la vente du 18 juin 2008)*.
L’imagerie chrétienne figure le monde comme un ensemble de sphères concentriques allant de l’empyrée, séjour des anges et des Bienheureux, à l’Enfer, en passant par le monde habité appelé œkoumène.
L’astronomie appartient également au cursus universitaire médiéval des arts libéraux, divisé en deux parties : le trivium (grammaire, dialectique et rhétorique) et le quadrivium. Ce dernier enseignement se compose de l’astronomie, de la géométrie, de l’arithmétique et de la musique. L’astronomie est alors considérée comme une science notable, au même titre que les matières mathématiques. L’astronomie est alors utile pour calculer non seulement la mesure du temps, mais également se repérer dans le calendrier, notamment pour déterminer la date des fêtes religieuses rythmant la vie de la population.
Au XVIe siècle, l’astronomie est englobée dans un savoir plus vaste : la cosmographie. Les savants cherchent à comprendre l’Univers, la géographie permet de comprendre les territoires terrestres, tandis que l’astronomie interroge les phénomènes du ciel. Cela conduit par ailleurs à l’association par paire du globe terrestre et du globe céleste. Alde a ainsi vendu une exceptionnelle paire de globes, l’un terrestre, l’autre céleste fabriqués par Matthæus Greuter pour une enchère de 104 920€ (Lot n°75 de la vente du 13 mai 2015).
Au XVIIe siècle, les découvertes et les recherches de scientifiques comme Nicolas Copernic à l’origine de la thèse de l’héliocentrisme, Galilée (1564 – 1642) qui perfectionne la lunette astronomique venue d’Hollande et soutient la théorie copernicienne, ou encore Tycho Brahe (1546 – 1601) qui défend la thèse du géohéliocentrisme renouvelle le sujet. Par ailleurs, la création de l’Académie royale des sciences en 1666 stimule les recherches dans les domaines scientifiques, notamment la cartographie et l’astronomie. Alde a ainsi vendu aux enchères pour 1 159€ un traité d’astronomie de Lalande, membre de l'Académie des sciences (Lot n°76 de la vente du 07 décembre 2016). La doctrine ptoléméenne est ainsi peu à peu remise en question, tout comme la doctrine chrétienne des sphères concentriques. Citons également l’enchère de 2 440€ réalisée pour deuxtraités astronomiques de Pietro Cortese (Lot n°31 de la vente du 16 octobre 2015).
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la noblesse se passionne pour les sciences, notamment l’astronomie et la géographie. Les instruments d’observation s’améliorent. Ces progrès techniques conduisent de nombreux savants à remettre en cause le système ptoléméen hérité de l’Antiquité. Ainsi, Isaac Newton (1642 – 1727) met en évidence la loi universelle de la gravitation, ainsi que les trois lois du mouvement qui permettent une meilleure compréhension du mouvement des astres. Les principes mathématiques de Newton ont atteint une enchère de 1 952€ (Lot n°172 de la vente du 26 septembre 2017).
Au XIXe siècle, l’existence de nouveaux satellites et de nouvelles planètes, la trajectoire elliptique des astres sont autant de découvertes qui viennent enrichir la science astronomique.
Enfin, au XXe siècle, les découvertes de scientifiques comme Albert Einstein (1879 – 1955, théorie de la relativité) ou Edwin Hubble (1889 – 1954, preuve de l’existence de galaxies autres que la Voie Lactée) donnent naissance à des disciplines telles que l’astrophysique. Ainsi, l’astronomie évolue une nouvelle fois, devenant une matière encore plus complexe et interdisciplinaire.

PICCOLOMINI (Alessandro). De la sfera del mondo libri quattro. De le stelle fisse libro uno. Venise, Giovanni Varisco, 1561.
In-4, vélin souple à recouvrements, traces d'attaches (Reliure de l'époque).
Quatrième édition de ces deux célèbres traités d'astronomie, illustrée de nombreux diagrammes dans le texte et de 47 cartes célestes à pleine page, le tout gravé sur bois.

[BAILLY (Jean-Sylvain)]
Discours et mémoires

[CARTE CÉLESTE]. LAPORTE (Étienne)
Carte astronomique de l'univers

[FINE (Oronce)]
La Theorique des cielz, mouvemens, et termes practiques des sept planetes

ALMANACH
astronomique et historique de la ville de Lyon et des provinces de Lyonnois, Forez et Beaujolois


BIANCANI (Giuseppe)
Sphæra mundi, seu cosmographia demonstrativa, ac facili methodo tradita. — Constructio instrumenti ad horlogia solaria describenda peropportuni


FONTENELLE (Bernard Le Bouyer de)
Entretiens sur la pluralité des mondes. Dijon, P. Causse ; [Paris, Renouard], an II [1793]

GRANDVILLE (Jean-Jacques)
Les Étoiles, dernière féérie. Texte par Méry. Astronomie des dames par le Cte Fœlix

HYGIN
Fabularum liber… Poeticon astronomicon libri quatuor

JEAURAT (Edme-Sébastien)
Connoissance des temps, pour l'année commune 1782, publiée par l'ordre de l'Académie royale des sciences


LA LANDE (Jos.-Jérôme LE FRANÇOIS de).
Astronomie.

LAPLACE (Pierre-Simon de)
Exposition du système du monde

MAGINI (Giovanni Antonio)
Tabulæ primi mobilis, quas directionum vulgo dicunt



LAPLACE (Pierre-Simon de)
Exposition du système du monde