Fables choisies

LA FONTAINE
lot 13
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Paris, chez l’auteur, 1765-75 ; 6 vol. in-8° (195 x 121 mm), veau marbré polychrome, dos lisses ornés, filets et armes sur les plats, dent. int. et tranches dorées (Reliures de l’époque).

Luxueuse édition entièrement gravée (texte et figures).Elle est illustrée d’un frontispice, 6 titres, 243 figures, 243 vignettes et 226 culs de lampe gravés par Fessart (Cohen, 551).EXEMPLAIRE DE PREMIER TIRAGE.IL EST GRAND DE MARGES ET TRÈS ÉLÉGAMMENT RELIÉ EN VEAU POLYCHROME À TRANCHES DORÉES, AVEC DES ARMES SUR LES PLATS. Ces armes, non identifiées par OHR (n°1180), sont très vraisemblablement celles de la famille du Camp d’Orgas.
LE PREMIER VOLUME EST ENRICHI D’UN PRÉCIEUX DOCUMENT INÉDIT (275 x 177 mm) PORTANT LA SIGNATURE AUTOGRAPHE DE LA FONTAINE ET CELLE DE SON ÉPOUSE, MARIE HÉRICART.
Il s’agit de la vente par le futur fabuliste, le 11 décembre 1659 (Mes Delaulne et Bellier, notaires à Château-Thierry) d’une maison, de fond en combles… , chambres, cabinets, grenier au dessus, située Carrefour de la boucherie à Château-Thierry, pour la somme de quatorze cents livres, à Pierre Carrier marchand chandelier à Château Thierry – un ami de la famille puisque Charles de La Fontaine, père de Jean, avait signé au mariage de Pierre Carrier, quelques années auparavant.
La Fontaine y est qualifié de maître particulier des Eaux et Forêts du duché de Château-Thierry, charge qu’il avait acquise en 1652. L’acte porte également la signature de son épouse autorizée Marie Héricart.
Ce document met en évidence les difficultés financières qui accompagnaient déjà le fabuliste, conséquences des affaires embarrassées laissées par son père ainsi que de son train de vie et de sa désinvolture à l’égard de l’argent.
Bibliothèque R.P.
Petit manque à 2 coiffes.