Thérèse Raquin




- Estimation800 - 1000 €
- SpécialitéÉditions originales littéraires du xix au xxi siècle
- Thème19
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Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie, 1868. In-12, bradel demi-percaline bleu ciel avec coins, dos lisse orné d'un fleuron doré, non rogné (Champs-Stroobants).
Édition originale, dont il n’a pas été tiré de grands papiers.
Thérèse Raquin est le troisième roman d'Émile Zola, celui qui fit connaître l'écrivain au public parisien. Cette œuvre expérimentale, dans laquelle Zola illustre les effets du déterminisme appliqués à la psychologie, présente déjà les caractéristiques du naturalisme développé à partir de 1871 dans le cycle des Rougon-Macquart. À sa parution, l'ouvrage fut éreinté par la critique. Zola en tira lui-même une pièce de théâtre en 1873.
Précieux exemplaire du sculpteur Philippe Solari (1840-1906), ami d'enfance de Zola et de Cézanne, avec cet envoi autographe signé de l'auteur : À mon vieil ami Ph. Solari, Émile Zola.
Né dans une famille peu fortunée d'Aix-en-Provence, Philippe Solari doit son éducation à la pension Notre-Dame, où il fit la connaissance d'Émile Zola. Les deux hommes devinrent très amis et le demeurèrent toute leur vie. Chaque jeudi soir, entre 1860 et 1865, Zola accueillait chez lui Cézanne et Solari pour discuter d'art et se remémorer des souvenirs de Provence.
Zola tenait Solari pour « un de nos deux ou trois sculpteurs vraiment modernes », comme il l'écrivit à l'occasion du Salon de 1868. À l'instar du personnage de Laurent dans Thérèse Raquin, Solari a d'ailleurs réalisé un portrait de son ami : un buste célèbre, dont on peut admirer un moulage en bronze sur la tombe de Zola, au cimetière Montmartre, et un autre à Aix, dans le Parc Jourdan.
Exemplaire établi par Champs-Stroobants, avec 3 ff. d'annonces de l'éditeur.
Dos légèrement assombri, petite mouillure angulaire et quelques rares rousseurs, infime cassure au faux-titre.