Adjugé 4 000 €

Poèmes

FARGUE (Léon-Paul)
lot 128
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Paris, NRF, 1912. Petit in-4, bradel demi-maroquin bleu avec coins, non rogné, couverture et dos (Alfred Farez).
ÉDITION ORIGINALE COMPLETE.
Ce recueil de trente-six poèmes en prose reprend, avec d'importantes variantes, les dix pièces publiées à compte d'auteur à Nancy en 1907. Fargue l'a dédié à Valery Larbaud, qui avait pris à sa charge, en 1911, les frais d'impression de Tancrède.
UN DES QUELQUES EXEMPLAIRES NOMINATIFS REIMPOSES SUR HOLLANDE datés du 20 avril 1912. Le premier tirage, daté du le 1er mars 1912, consiste en 1100 exemplaires ordinaires, auxquels s'ajoutent probablement quelques réimposés sur chine et sur hollande ; le deuxième tirage, le 15 mars, comprend 20 vergés d'Arches mis dans le commerce et quelques réimposés sur japon et sur hollande ; enfin le présent tirage, réalisé le mois suivant, compte encore quelques rares exemplaires réimposés, dont une poignée d'exemplaires nominatifs sur hollande, tel celui-ci.
Exemplaire nominatif de Guillaume Apollinaire, comportant sur le premier feuillet blanc cet envoi autographe signé : à Guillaume Apollinaire, amicalement, Léon-Paul Fargue.
Dans sa lettre de remerciement, Apollinaire écrivait à Fargue : « Vous me comblez ! Et j’eusse été si sensible à vos poèmes pleins de sentiment et de la plus intense poésie, si je les eusse lus dans un exemplaire ordinaire. Mais dans un exemplaire pareil ! Il se trouve que de savoir que vous avez pensé à me l’envoyer fait que je participe de son essence et de son lyrisme couleur du temps. [… ] Vos poèmes [… ] me donnent des armes contre la paresse, ce sont vos images, actives et toutes inventées, qui me défendent et, la combattant, travaillent aussi pour moi ».
Les livres ayant appartenu à Apollinaire sont extrêmement rares, sa bibliothèque personnelle étant conservée à la Bibliothèque historique de la ville de Paris.
Exemplaire bien établi à l'époque par Alfred Farez. Ayant succédé à Émile Carayon en 1909, celui-ci exerça jusqu'en 1930, d'abord rue de Nesles puis rue Monsieur-le-Prince. « Comme son prédécesseur, il excellait dans les cartonnages à la Bradel et les demi-reliures » (Fléty, p. 69).
Coins et coiffes frottés.
Vignes & Boudrot, n°16 – Apollinaire, Correspondance générale, 2015, n°373.