L. A. S. à lui adressée par le Père Gioacchino VENTURA (1792-1861), [décembre 1825] ; 8 pages in-4

[Félicité de LAMENNAIS]
lot 103
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En butte aux attaques de la presse libérale française, il craint que « les ennemis de la verité » ne prévalent, à la suite de manœuvres diplomatiques français auprès de Saint Siège, et d’un article violent des Débats. Il faudrait une réponse dans les journaux royalistes, qu’on ferait valoir auprès du secrétaire d’État, « au quel on a mis dans la tête, que le Roi de France est faché de ce qu’on a écrit contre la Charte »… Il énumère les arguments nécessaires pour sauver leur journal, touchant à Bossuet, la liberté de parole, le gallicanisme, et il communique son dernier article dont la traduction de quelques « pourrait faire plaisir aux honnetes gens, et faire rougir les libéraux d’avoir attaqué avec tant de violence un ami de la France »… Puis il parle de l’importante chaire de Droit public ecclésiastique que le Pape lui a confié, tout en le créant « Prefet d’esprit de l’Université » : « On ne parle que de nos Saints Peres, MM. de La Mennais, De Bonald, et De Maistre. Tous les exemplaires de votre Essai qui restaient encore chez le P. Orioli se sont debité parmi mes écoliers »… Il explique l’interruption de la Bibliothèque catholique, et de sa Logique ; il y suppléera par la publication de son cours de droit, dont les principes de Lamennais forment la base. Et de raconter le débat public auquel il a pris part, autour de son immortel Essai sur l’indifférence en matière de religion…