Bibliothèque Berkman et les Kahnweiler d'une Collection Anglaise. Livres de Peintres, de Sculpteurs ...

vendredi 25 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
Images du lot disponibles
1
Résultat
10,755 euros
Specialité
Autres thèmes
APOLLINAIRE (G.) - DUFY (R.).Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée. Paris, Deplanche,...
APOLLINAIRE (G.) - DUFY (R.).
Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée. Paris, Deplanche, 1911, in-4°, vélin ivoire à la bradel, sur les plats, décor art déco de filets dorés et pièces géométriques mosaïquées de box ocre et noir, sur le premier, noms de l’auteur et de l’illustrateur frappés à l’or, dos lisse orné du titre, tranches dorées (reliure ancienne).

ÉDITION ORIGINALE. Suite de trente poèmes, quatrains et quintils, dont quinze avaient été publiés en juin 1908 dans La Phalange. En août 1910, Apollinaire adressa à Dufy les 15 autres. Picasso avait été pressenti par le poète pour illustrer son Bestiaire, mais ce dernier ne manifestant qu’un enthousiasme modéré dans son travail, seuls deux bois ayant été gravés (Le Poussin et L’Aigle) fin 1907, Apollinaire porta son choix sur Dufy. « C’est Apollinaire qui m’entraîna dans l’aventure du Bestiaire qui devait, selon lui, nous apporter gloire et richesse ! C’était en 1909 » (Raoul Dufy, Plaisir du bibliophile, n° 7, 1926, propos recueillis par P. Istel).
En Deplanche, ils trouvèrent l’éditeur ; Gauthier-Villars, l’oncle de Willy, fut choisi comme imprimeur, le tirage se fit sous la responsabilité de l’excellent pressier Lefèvre, Dufy surveillant l’impression de la première à la dernière feuille. Le 11 mars 1911, l’ouvrage parut. Le succès escompté tarda à venir. Ne parvenant à vendre qu’une vingtaine d’exemplaires, Deplanche céda le restant au libraire antiquaire Chevrel. 39 bois originaux de R. Dufy (1877-1953).
Gravés à la Villa Médicis Libri ainsi que dans son atelier rue Linné, ces emblèmes animaliers, fruits d’une étroite collaboration entre le peintre et le poète, ce dernier intervenant directement dans la composition des bois, suscitèrent les louanges d’Apollinaire. « Ces bois témoignent d’une grande sûreté de métier, ils sont traités d’une manière large où les détails qui ne sont jamais évités ne deviennent pas des minuties. » Par ce cycle iconographique empreint d’imagerie populaire, Dufy a introduit une notion décorative dans le bois fauve. Sensible à cette suite d’images, Paul Poiret suggéra au peintre de transposer les motifs du Bestiaire pour des décors de tissus et de tentures ; il travailla également d’après cette veine pour le soyeux lyonnais Bianchini. L’un des 91 exemplaires sur papier de Hollande. Feuillets de faux-titre et titre remontés et contrecollés, avec perte de lettres au titre. Édition limitée à 120 exemplaires, tous signés par l’auteur et l’artiste. Dimensions : 325 x 245 mm. E. Pernoud, L’Estampe des fauves, pp. 84-94 ; A. Tourlonnais - J. Vidal, R. Dufy, l’œuvre en soie, pp. 22-27 ; […].
Museum of fine arts, Boston. The Artist & the Book, 1860-1960, n° 91, p. 71 ; Y. Peyré, Peinture et poésie. Le dialogue par le livre, n° 8, p. 230 ; […].
Victoria and Albert Museum, From Manet to Hockney, n° 27, p. 124 ; R. Castleman, A Century of Artists Books, p. 119.
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés au bon fonctionnement du site.