Bibliothèque d'Architecture d'un Amateur, de Vitruve à Ledoux

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starts: March 6, 2014 @ 03:00 PM
Hôtel Meurice - Salon Pompadour - 228 rue de Rivoli - 75001 Paris
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46
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56,250 euros
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SILVESTRE (I.). Vue de Paris, des environs de Paris, et des villes et châteaux d...

SILVESTRE (I.). Vue de Paris, des environs de Paris, et des villes et châteaux de France dessinées et gravées par Israël Silvestre. Paris, Henriet, s. d. [ca 1660], 2 vol., grand in-folio et petit in-folio, maroquin rouge, dentelle du Louvre autour des plats avec petit soleil en angle, armes au centre, dos à nerfs ornés d’un chiffre couronné [LL] plusieurs fois répété, tranches dorées (reliure de l’époque). Précieuse collection d’environ 563 gravures, formée par l’abbé de Marolles. La France sous Louis XIV : 171 vues concernent Paris et 392, la province, la plupart par Israël Silvestre (1621-1691). Issu du milieu artistique lorrain du XVIIe siècle, qui vit s’épanouir Jacques Bellange, Claude Deruet, Georges de La Tour, Jacques Callot… Israël Silvestre, très tôt orphelin, migre à Paris chez son oncle Israël Henriet, le marchand d’estampes de Callot. Pour parfaire sa formation, il voyage en France et en Italie, ce qui lui permet d’être ce merveilleux témoin de son époque, dont on apprécie le trait en feuilletant ses carnets de route. L’ensemble est complété par un portrait de Silvestre interprété par Edelinck d’après Le Brun et de 8 estampes de Le Clerc, Della Bella, Drevet. Michel de Marolles, un collectionneur d’estampes novateur, dont La Bruyère fit le Démocède de ses Caractères. Traducteur de nombreux auteurs latins, Michel de Marolles (1600-1681), abbé de Villeloin, fréquenta les salons parisiens, dont celui de Madeleine de Scudéry. C’est cependant à sa passion des estampes qu’il doit sa notoriété. Il avait en effet rassemblé une collection de gravures de tous les temps et de tous les pays, considérable par le nombre (123 000 pièces) et la qualité (6 000 artistes, parmi lesquels Mantegna, Dürer, Bosse, Callot…). La Bruyère en fit l’un de ses Caractères, raillant ce qui ne constituait à ses yeux que passion exclusive et obsessionnelle. L’acquisition par Colbert, en 1667, de l’ensemble de la collection pour le roi peut être considérée comme l’acte fondateur du Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale. Le classement novateur, en œuvres monographiques et en séries thématiques, que Marolles avait créé pour sa collection, fut le système adopté pour les collections du Cabinet jusqu’au XIXe siècle. Nos volumes sont décrits aux nos 133 et 134 de l’inventaire manuscrit du catalogue Marolles du Cabinet des estampes, établi au début du XVIIIe siècle. En 1892 (?), ils furent cédés par la Bibliothèque nationale, très certainement à Hippolyte Destailleur dans le cadre d’un échange. Luxueuses reliures aux armes royales. « Lorsque l’abbé de Marolles céda sa collection d’estampes à Louis XIV, il […] constitua des volumes qu’il fit relier en maroquin du Levant frappé aux armes royales. » (Beaumont-Maillet, p. 6). Dimensions : 600 x 460 mm ; 491 x 326 mm. Provenances : Abbé de Marolles, avec son numéro d’inventaire, Marolles n° 133 ; Bibliothèque royale puis nationale, avec ses cachets au recto et verso de certaines vues ; Hippolyte Destailleur (Cat., 1895, n° 742 « Collection de pièces en premières et belles épreuves, formée par l’abbé de Marolles ») ; un timbre humide rouge figurant le chiffre [RB] au verso des gravures ; F. Pouillon, mais ne figure pas à ses catalogues de vente. Beaumont-Maillet (L.), « Les Collectionneurs au Cabinet des estampes », in Nouvelles de l’estampe, n° 132, déc. 1993, pp. 5-27.

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