Bibliothèque Henry Bouillier

mardi 9 décembre 2014 à 10h00
7, rond-point des Champs-Élysées 75008 Paris
Images du lot disponibles
23
Estimation
20,000 - 25,000 euros
Specialité
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Charles BAUDELAIRE LES FLEURS DU MAL Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857....
Charles BAUDELAIRE LES FLEURS DU MAL Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857. In-12 (hauteur : 290 mm) de 2 ff., 248 pp. et 2 ff., maroquin bleu, dos à nerfs, chiffres dorés sur les plats et le dos, dentelle intérieure, tête dorée sur témoins, couverture (R. Petit). Édition originale Première émission avec les erreurs typographiques qui la caractérisent et la couverture en tout premier état, bien complète des six pièces censurées quelques semaines après la parution du recueil. Précieux exemplaire accompagné de cinq portraits de Charles Baudelaire/trois gravés par Félix Bracquemond (d’après Émile Deroy, daté 1844 ; d’après Gustave Courbet, daté 1848, imp. A. Salmon ; d’après le poète lui-même, daté 1848, imp. A. Salmon) et deux peints et gravés par Édouard Manet (daté 1862, imp. A. Salmon, 3e état de 1869 ; daté 1865, imp. A. Salmon, 4e état de 1869), tous tirés sur papier de Chine/et d’une LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE DE CHARLES BAUDELAIRE A AUGUSTE POULET-MALASSIS, CELLE QUI ACCOMPAGNAIT LA PREMIÈRE ÉPREUVE CORRIGÉE DES FLEURS DU MAL : « Mon pauvre ami, voilà une épreuve qui va vous causer du tintouin.- Mais encore moins qu’à moi, car j’y ai passé la journée.- Vous verrez d’ailleurs combien toutes ces corrections sont heureuses. Le Temps presse, et je n’ose vraiment pas vous demander une 2ème épreuve. […] » (Paris, 2 mai 1857, 1 p. in-12 ; lettre publiée partiellement par Claude Pichois et Jean Ziegler dans la Correspondance du poète, t. I, p. 398). De la bibliothèque de Paul-Louis Arnauldet, le frère de Thomas-Victor, un employé du Cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale, proche de Charles Monselet et sybarite de première catégorie d’après les frères Goncourt, qui fut aussi un ami de Charles Baudelaire. C’est en arrière-plan de son portrait photographique réalisé chez Étienne Carjat à la fin de l’année 1861 et acquis récemment par le Musée d’Orsay, que le poète apparaît accidentellement, à moitié caché par le rideau de fond. Bibliophile averti, Paul-Louis Arnauldet s’était fait graver par Félix Bracquemond un ex-libris peu engageant par lequel il signifiait clairement que ses livres ne seraient pas prêtés, nunquam amicorum (pas même à ses amis). Sa bibliothèque fut dispersée à l’Hôtel Drouot en décembre 1878. Entièrement non rogné. Exemplaire cité par Vicaire (I, 342, avec mention de la lettre uniquement). Rousseurs éparses et dos légèrement passé. Provenance : Paul-Louis Arnauldet (signature sur le premier plat de couverture, chiffre PLA doré aux angles des plats et en queue du dos, ex-libris gravé ;  cat. des 3-7 décembre 1878, n° 399).-Bibliothèque provenant d’un amateur du comtat Venaissin, 20-21 mai 1927 (la lettre et les cinq portraits sont bien signalés).
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