Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
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AGRESTI (M.).Idées sur le perfectionnement de la législation positive. Paris, De...
AGRESTI (M.).
Idées sur le perfectionnement de la législation positive. Paris, De l’imprimerie de Gillé, An XIII – 1804, in-4°, maroquin bleu nuit à grains longs, autour des plats, large roulette à l’antique et petites roulettes de postes et d’oves serties de doubles filets, l’ensemble doré, au centre, chiffre entrelacé [JJRC], dos orné d’un motif de palmette plusieurs fois répété, doublure et gardes de tabis parme, sertie d’une roulette de postes dorée, tranches dorées (Rel. P. Bozerian).


ÉDITION ORIGINALE. « Plein de vénération pour cette Législation Civile, qui déjà règle nos destinées, je viens seulement offrir à ma nouvelle patrie, le moyen d’en perpétuer la durée dans toute sa pureté. » (Extrait de l’avertissement).
Nous ne savons rien sur Michel Agresti, si ce n’est qu’il était d’origine napolitaine et fut capitaine d’infanterie, professeur de droit et avocat consultant à Paris, ainsi qu’il l’écrit lui-même en tête de son ouvrage. On lui doit également un Droit romain et droit français, paru en 1802. Exemplaire de dédicace imprimé sur grand papier vélin, offert par Agresti ; il a été relié par Jean-Claude Bozerian (1762-1840) au chiffre de l’archichancelier de l’Empire, Jean-Jacques Régis Cambacérès (1753-1824).
Juriste, issu de la noblesse de robe de Montpellier, Cambacérès joue un rôle législatif majeur pendant la Révolution et l’Empire. Rédacteur de nombreuses lois révolutionnaires, en particulier celle dite « des suspects » en septembre 1793, il est nommé ministre de la Justice du Directoire. Il appuie le coup d’État du 18 brumaire et devient en 1800 l’un des trois consuls du Consulat. Archichancelier de l’Empire dès sa proclamation en 1804, il est fait duc de Parme puis prince de l’Empire par Napoléon. En 1804, il parvient, après deux tentatives restées vaines pendant la Révolution, à faire adopter le Code civil, sur lequel il travaillait depuis dix ans. Connu aussi sous le nom de « code Napoléon », ce recueil rassemble l’ensemble de lois qui régissent le statut des personnes, des biens et de relations entre les personnes privées. À ce titre, Cambacérès est l’un des principaux contributeurs à la genèse du droit moderne français. Dimensions : 260 x 220 mm. Provenances : Cambacérès ; Henri Béraldi (Cat. III, Paris, 18-21 déc. 1934, n°1), avec son ex-libris. Expositions : […], Une vie, une collection, Bibliotheca Wittockiana, 10 oct. 2008-28 févr. 2009, Éditions Faton, 2008, p. 63, n°50 (notice sur Cambacérès, avec reproduction) ; Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, Bibliotheca Wittockiana, 16 sept. 2000-10 févr. 2001, Bruxelles, n°142, avec reproduction. Monglond, VI, 563 (cite cet exemplaire) ; Jammes (P.), Collection de spécimens de caractères, 1517-2004, Édition des Cendres, 2006, n°56, 57 et 65, « À la mort de J. G. Gillé, en 1827, Balzac et madame de Berny acquirent son imprimerie et sa fonderie de caractères. » ; Olivier, pl. 1374 (chiffre non décrit) ; Lamort (A.), Reliures impériales, pp. 114-119 ; Culot (P.), Jean-Claude Bozerian, un moment de l’ornement dans la reliure en France, motifs n°9, 12, 19, 41 et 49 (pl. I, II, IV et V), 2 et 11 (pl. X).
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