Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

vente live: jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
Images du lot disponibles
27
Résultat
20,000 euros
Specialité
Autres thèmes
BARTHÉLEMY (J.-J.).Voyage du jeune Anacharsis en Grèce… À Paris, De l’imprimerie...
BARTHÉLEMY (J.-J.).
Voyage du jeune Anacharsis en Grèce… À Paris, De l’imprimerie de Didot Jeune, An VII [1798-1799], 7 vol. grand in-4° et un atlas in-folio, maroquin bleu nuit à grains longs, autour des plats, roulette festonnée à l’antique sertie de doubles filets azurés et droits et de roulettes de postes et de feuillage, au centre du plat supérieur, chiffre [VB] entrelacé et couronné, dos à nerfs ornés d’un décor criblé, roulette intérieure dorée, tranches dorées (Relié par Bozerian).


Édition en partie originale, la plus complète et la dernière préparée par l’auteur. Portrait de l’auteur d’après F. L. Gounod, gravé par P. G. Langlois. Un voyage historique imaginaire, véritable somme des connaissances du XVIIIe siècle sur la Grèce antique et qui contribua à en développer le goût en France et en Europe. Archéologue et numismate, chargé du cabinet des médailles de la Bibliothèque du roi, ami du comte de Caylus, Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795) publie son Voyage du jeune Anacharsis en Grèce en 1788, après avoir travaillé une trentaine d’années à sa préparation. Texte à destination pédagogique, il devait à l’origine narrer la formation d’un jeune homme faite au cours d’un voyage. Cependant, ayant choisi de situer celui-ci dans la Grèce du IVe siècle av. J.-C., Barthélemy fut amené à composer un vaste panorama de la Grèce d’alors. D’une grande érudition, mais présenté sous la forme d’un roman historique, animé par la présence d’Anacharsis et des interlocuteurs auxquels il s’adresse à chacune de ses étapes, l’ouvrage séduisit la société de l’époque en lui révélant pour la première fois une Antiquité « archéologique » reconstituée et vivante. De nombreuses éditions se succédèrent et contribuèrent à la propagation des connaissances sur la Grèce antique ainsi qu’à la diffusion du goût néoclassique. Le premier tome est tout entier dédié à une longue introduction historique. Barbié du Bocage (1760-1825), un cartographe aux confins des sources historiques et des travaux de la science moderne. Géographe, cartographe, Jean-Denis Barbié, dit Barbié du Bocage, consacra l’essentiel de ses travaux à la cartographie de l’Antiquité. Ses plus belles contributions à l’édition furent l’atlas du Voyage du jeune Anacharsis et les cartes du Voyage pittoresque en Grèce de Choiseul-Gouffier (1782-1824).
Nulle part mieux que dans ces deux ouvrages, Barbié du Bocage réussit plus adroitement à concilier l’exploitation des sources textuelles et cartographiques anciennes avec les travaux scientifiques les plus récents, parmi lesquels les relevés sur le terrain effectués par des ingénieurs (tels Jacques Foucherot), les mathématiques, la physique ou encore les rapports d’observations astronomiques… Ainsi, pour le Voyage de Barthélemy, parvint-il à faire bénéficier l’édition de 1799 de notables améliorations issues des avancées faites depuis la première édition de 1788. Toutefois, cette approche scientifique de la cartographie, fût-elle appliquée à l’histoire ancienne, exigeait de longues années pour être menée à bien. C’est la raison pour laquelle « la Carte générale de la Grèce et d’une grande partie de ses colonies…, commencée en 1798, mais terminée seulement en 1809, fait généralement défaut aux exemplaires de l’édition de l’an VII, bien qu’elle s’y rattache ». Pour être plus précis, elle fait défaut aux exemplaires reliés à l’époque comme c’est le cas ici. L’atlas est composé de 39 cartes, plans et vues : 15 cartes dont 12 aux contours coloriés, établies par Barbié du Bocage et gravées par Tardieu l’Estrapade (1757-1822), 15 plans de sites et de batailles, 8 vues ou élévations interprétées par Pillement d’après Bourgeois, et une planche de médailles interprétées par Saint-Aubin. L’ensemble est accompagné de 56 pages d’analyses des cartes et d’une page de description des médailles. Superbe exemplaire luxueusement relié par Jean-Claude Bozerian. Il est enrichi : - de 6 eaux-fortes avant la lettre par A. C. Giraud d’après les dessins de J. M. Moreau (1741-1814), dit Moreau le Jeune, placées dans le tome I. - du portrait de l’auteur d’après F. L. Gounod, gravé par P. G. Langlois, à grandes marges, en regard du titre de l’Atlas. - des eaux-fortes de 8 vues d’après Bourgeois, dans l’Atlas. - d’un portrait dessiné et gravé par Saint-Aubin d’après la médaille de P. S. B. Divivier. Dimensions : 310 x 230 mm, pour les volumes de texte ; 536 x 345 mm, pour l’atlas. Provenances : chiffre entrelacé [V. B.], surmonté d’un couronne nobiliaire germanique (Freiherr), frappé au centre des plats des reliures, avec étiquette de bibliothèque, reprise au premier contreplat de chaque volume, portant un [A] pour les volumes de texte, et un [P] pour l’atlas. Exposition : Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, Bibliotheca Wittockiana, 16 sept. 2000-10 févr. 2001, Bruxelles, n°141, avec reproduction. Brunet, I, 674, « Belle édition plus complète que les trois premières… La grande carte [Carte générale de la Grèce]… n’a été publiée qu’en 1811… » ; Navari, The Blackmer Collection, 83 (édition de 1788) ; Cohen, II, 1048 (édition de 1788) ; Coulet (H.), Le Roman jusqu’à la Révolution, Armand Colin, 2009, p. 418 ; Hofmann (C.), « Un géographe sur les traces du mythe grec… », dans Revue française d’histoire du livre, 1997, n°94-95, pp. 135-154 ; Culot (P.), Jean-Claude Bozerian, un moment de l’ornement dans la reliure en France, n°32, avec reproduction, motifs n°1, 12, 16, 29 et 49 (pl. I-III et V), 3, 8 et 14 (pl. X), pl. XI.
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés au bon fonctionnement du site.