Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
Images du lot disponibles
41
Estimation
800 - 1,200 euros
Specialité
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DELILLE (J.).L’Homme des champs, ou les géorgiques françoises. À Paris, chez Lev...
DELILLE (J.).
L’Homme des champs, ou les géorgiques françoises. À Paris, chez Levrault, Schoell et Cie, 1805, in-8°, chevrette rouge maroquinée, autour des plats, roulette de postes et fleurons, au centre, décor rayonnant, dos à nerfs orné, doublure et gardes de tabis vert d’eau, roulette intérieure dorée, tranches dorées (Rel. Par Drian).

Nouvelle édition, augmentée, imprimée par Pierre Didot, l’aîné. Une figure hégémonique du Parnasse français à la fin du XVIIIe siècle et sous l’Empire. Jacques Delille (1738-1813) se fit connaître en 1769 par sa traduction en vers français des Géorgiques de Virgile, dont Frédéric II de Prusse aurait dit : « Traduire ainsi, c’est créer ! » Dès lors sa renommée littéraire ne cessa de croître, lui épargnant presque les aléas révolutionnaires, pour s’achever en apothéose, en 1813, avec des funérailles quasi impériales. Après la parution des Jardins, poursuivant la veine bucolique, Delille avait publié, en 1800, L’Homme des champs, poème en 4 chants, sur le thème du bonheur rural, où il évoque les phénomènes de la nature en émule de Buffon. Un frontispice, 4 figures et 8 bandeaux gravés d’après les dessins de Franz-Ludwig Catel (1779-1856).
Né à Berlin et élève de Karl Friedrich Schinkel, Catel vécut et travailla essentiellement à Rome, où il arriva en 1811. Peintre de paysages, dont ses voyages lui fournissaient les sujets, il fut l’un de ceux à remettre en faveur la peinture de vedute. Son style dépouillé l’apparente au « réalisme » de l’époque Biedermeier. Il fut le premier à illustrer Hermann et Dorothée de Goethe, qui voyait en lui un grand talent. Exemplaire sur papier vélin, avec les figures avant la lettre. Reliure de Drian, praticien dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il exerçait rue de Paradis, n°2, à Lyon en 1832. Petite et discrète mouillure en pied des 30 premières pages. Dimensions : 202 x 120 mm. Provenances : Ex-libris armoirié, non identifié ; Maurice Pereire (Cat. I, Paris, 4 juil. 1979, n°86).
Exposition : Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France à l’époque romantique, Bibliotheca Wittockiana, 7 oct. 1995-20 janv. 1996, Bruxelles, n°4, avec reproduction. Cohen, 279 ; […], Dictionnaire de la peinture, Larousse, art. « Catel » ; Ramsden (C.), French Bookbinders, 1789-1848, Lund Humphries, 1950, p. 74, « Lyon. Worked at Paradis 2 in 1832 » ; Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France à l’époque romantique, Bibliotheca Wittockiana, 1995, p. 496 (notice sur Drian).
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