Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

vente live: jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
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GENLIS (Mme de).Adèle et Théodore, ou lettres sur l’éducation. À Paris, Maradan,...
GENLIS (Mme de).
Adèle et Théodore, ou lettres sur l’éducation. À Paris, Maradan, 1804, 4 vol. in-12, veau fauve raciné, grecque autour des plats, dos lisses ornés du chiffre [J] couronné, tranches lisses (reliure de l’époque).

Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée, de son roman le plus célèbre. L’originale a paru en 1782. Mme de Genlis, celle que le roi Louis-Philippe appellera son « rude précepteur ». Stéphanie Félicité Ducrest de Saint-Aubin (1746-1830) est présentée très jeune à la cour du roi Louis XV, où ses talents de harpiste lui valent d’être très en faveur. Dotée d’autant d’esprit que d’ambition, en 1772, devenue comtesse de Genlis, elle entre au service de Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre (1753-1821), duchesse de Chartres, et devient rapidement la maîtresse de son époux, le duc Louis-Philippe-Joseph d’Orléans (1747-1793), futur Philippe-Égalité, sur lequel elle exerce une certaine influence. En 1779, lui est confiée l’éducation des enfants Orléans, parmi lesquels le futur roi Louis-Philippe (1773-1850).
Ses préceptes pédagogiques vont à l’encontre de ceux de son temps : très critique à l’égard des philosophes des Lumières, de Voltaire, elle prône une éducation stricte, pétrie de principes moraux, dans le cadre de la famille, sous les auspices d’une religion généreuse et omniprésente. Elle tient un salon que fréquentent Talleyrand, Bernardin de Saint-Pierre, Mme Récamier… La Terreur, qui envoie Philippe-Égalité à l’échafaud, l’oblige à émigrer. En 1801, son retour en France est autorisé par Bonaparte qui admire une femme dont l’œuvre, selon lui, s’oppose à celle, trop libérale, de Mme de Staël. Lors des funérailles de Mme de Genlis, sous le règne de Louis-Philippe, qui lui conserva toujours la plus profonde affection, le doyen de la Faculté des Lettres dit en guise d’hommage : « Son plus bel éloge est sur le trône de France ! » Outre Adèle et Théodore, Mme de Genlis a publié de nombreux romans, contes, manuels, essais… qui lui valurent les éloges de Marmontel, d’Alembert… Plus de 140 livres parurent ainsi sous son nom, tous plus ou moins animés par une même volonté pédagogique. Ses Mémoires paraissent en 1825. Exemplaire au chiffre de Joseph Bonaparte (1768-1844), l’une des provenances napoléoniennes les plus rares. L’aîné de la fratrie Bonaparte aura toujours eu aux yeux de son frère Napoléon, par sa position naturelle d’aîné mais aussi en raison de sa sagesse, une place à part. Nommé grâce à son frère commissaire des guerres à l’armée d’Italie, il est, en 1796, élu de la Corse au Conseil des Cinq-Cents. Sous le Directoire et le Consulat, lui sont confiées plusieurs missions diplomatiques, en particulier auprès du Saint-Siège, ce qui l’amène à signer le Concordat au nom de la France, en 1801. En 1806, Napoléon le fait roi de Naples, puis, en 1808, roi d’Espagne. Les Cent-Jours le voient lieutenant-général de l’Empire, après quoi il s’exile aux États-Unis, où, sous le nom de comte de Survilliers, il s’attachera à mener des travaux en agronomie. Revenu en Europe en 1839, il meurt à Florence. En 1822, sa fille, Zénaïde (1801-1854), épousa son cousin, Charles Lucien (1803-1857), fils de Lucien Bonaparte, dont elle eut Joseph Napoléon Bonaparte (1824-1865), prince de Musignano. Celui-ci hérita d’une importante partie de la bibliothèque de son grand-père Joseph. Plats épidermés, petites taches d’encre aux pages 235-236 du tome IV et absence de la première garde au premier tome. Dimensions : 172 x 97 mm. Provenances : Joseph Bonaparte ; Joseph-Napoléon Bonaparte, prince de Musignano, avec son « ex-libris » . Exposition : […], Une vie, une collection, Bibliotheca Wittockiana, 10 oct. 2008-28 févr. 2009, Éditions Faton, 2008, p. 59, n°46 (notice sur Joseph Bonaparte, avec reproduction).
Huguet (F.), Les Livres pour l’enfance et la jeunesse…, Klincksieck, 1997, pp. 167-173 et 389-390 ; Ferriot (D.), « Madame de Genlis ou la passion de la pédagogie », in Madame de Genlis, CNAM, s.d., pp. 7-15 ; Lamort (A.), Reliures impériales, p. 73.
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