Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
Images du lot disponibles
31
Résultat
3,750 euros
Specialité
Autres thèmes
LA BRUYÈRE (J. de).Les Caractères. Paris, Stéréotype d’Herhan, X – 1802, 3 vol. ...
LA BRUYÈRE (J. de).
Les Caractères. Paris, Stéréotype d’Herhan, X – 1802, 3 vol. in-12, vélin ivoire, doubles filets azurés et roulette au rinceau autour des plats, l’ensemble doré, dos lisses ornés d’un décor à l’antique doré, tranches dorées (Rel. P. Bozerian).

Un portrait de La Bruyère gravé par Augustin de Saint-Aubin (1736-1807) et un portrait de Théophraste d’après l’antique. Édition commandée par le comte de Schlaberndorf (1749-1825) à Jean Geoffroy Schweighaeuser (1776-1844).
Le troisième tome donne le texte des Caractères de Théophraste dans la traduction de La Bruyère, augmenté et annoté par l’helléniste et archéologue strasbourgeois. Correspondant de l’Institut, on lui doit également Les Antiquités de l’Alsace, qu’il publia avec M. de Golbéry à Mulhouse, entre 1825 et 1828. Une impression selon le procédé Herhan. La stéréotypie est une technique qui consiste à mouler la forme d’une page composée de caractères mobiles pour obtenir une forme d’un seul bloc, double de la forme originelle. Ce procédé permettant de produire à moindres frais et, par le stockage des fontes, de pouvoir aisément réimprimer, n’était cependant pas satisfaisant quant à la netteté des impressions. C’est Louis-Étienne Herhan (1768-1854) qui, peu après 1800, parvint à résoudre cette difficulté en perfectionnant le mode d’obtention des formes. De nombreuses collections « stéréotypes » virent le jour au cours des vingt premières années du XIXe siècle, parmi lesquelles on peut citer notamment celles de Pierre et Firmin Didot, d’Antoine Augustin Renouard ou encore de Herhan lui-même. Reliures de vélin orné par Jean-Claude Bozerian (1762-1840).
L’usage du vélin connaît un renouveau au début du XIXe siècle qui s’inscrit pleinement dans le goût néoclassique de l’époque. Quelques discrètes rousseurs éparses. Dimensions : 155 x 108 mm. Provenance : Succession Legueltel (Cat. I, 14 nov. 1979, n°75).
Exposition : Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, Bibliotheca Wittockiana, 16 sept. 2000-10 févr. 2001, Bruxelles, n°45, avec reproduction. Jammes (A., dir.), Les Didot, 1698-1998, Paris, 1998, pp. 55-56 ; Culot (P.), Jean-Claude Bozerian, un moment de l’ornement dans la reliure en France, Bruxelles, 1979, motifs n°11, 21 et 39 (pl. I-III), 12 (pl. X) ; Nave (A.), « La Stéréotypie entre innovation technique et produit éditorial », dans Les Trois Révolutions du livre, pp. 283-288.
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés au bon fonctionnement du site.