Collection Michel Wittock. Cinquième partie. De Bonaparte, Premier Consul à Napoléon III, Empereur

jeudi 24 octobre 2013 à 14h30
Hôtel du Louvre - Salon Rohan - Place André Malraux - 75001 Paris
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[…]. L’Eschole de Salerne en vers burlesques & duo poemata macaronica, de bello ...
[…]. L’Eschole de Salerne en vers burlesques & duo poemata macaronica, de bello huguenotico. Et de gestis magnanimi & prudentissimi baldi. Sur la copie imprimée à Paris [Leyde, Elzevier], 1651, petit in-12, maroquin bleu nuit à grains longs, autour des plats, roulette aux palmettes sertie d’un double filet doré, dos à nerfs orné de feuillages dorés, doublure et gardes de tabis rose, chaînette intérieure dorée, tranches dorées (Relié par Simier).


Première édition elzévirienne, rare, de ce recueil de pièces burlesques. Cette édition est considérée comme l’une des plus élégantes impressions de Bonaventure et Abraham Elzevier à Leyde. Elle fut établie, sur l’édition parisienne de Jean Hénault, par le Français Simon Moynet, qui travailla pour eux à peu près entre 1648 et 1665. Un étonnant recueil de vers parodiques et burlesques. La dernière pièce, Baldus, est due à Teofilo Folengo (1491-1544), dit Merlin Coccaïe, qui la rédigea au début du XVIe siècle dans une langue macaronique qu’il créa pour l’occasion en mêlant latin, italien et toscan, au gré de sa fantaisie. Cette « macaronée » allait faire de nombreux émules. Ainsi, en tête du volume, se trouve une parodie des fameux préceptes de santé de l’École de Salerne que composa Louis Martin. Tandis que le poète de la Pléiade, Rémy Belleau (1528-1577), compagnon de Ronsard et de Du Bellay, se laissa à son tour séduire par le genre, et chante les guerres huguenotes en vers macaroniques. Le volume est dédié par Moynet, au nom des Elzevier, au médecin et épistolier Guy Patin (1601-1672).
Cette dédicace est d’autant plus à propos qu’on disait de Patin, dont la verve pouvait aller jusqu’à la satire, qu’il avait « l’esprit et le caractère de Rabelais », quand la tradition veut que l’œuvre de Merlin Coccaïe ait été de quelque inspiration pour l’auteur de Gargantua. Exemplaire de William Thomas Beckford (1760-1844) relié par René Simier, qui fut actif entre 1800 et 1826. Dimensions : 123 x 70 mm. Provenances : William Thomas Beckford (Cat. The Hamilton Palace Librairies, III, Londres, 2-14 juil. 1883, n°2263), mention manuscrite en anglais « from Hamilton Palace » ; Laurent Currie, avec son ex-libris ; Sir Robert Abdy (Cat. II, 29-30 avril 1976, n°79).
Exposition : Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, Bibliotheca Wittockiana, 16 sept. 2000-10 févr. 2001, Bruxelles, n°122, avec reproduction. Willems, n° 693 et pp. CXII-CXVI ; Nodier (C.), Description raisonnée d’une jolie collection de livres, Techener, 1844, n°59, « C’est de tous les petits livres burlesques, authentiquement imprimés par les Elzevier, celui qui mérite le mieux le bon accueil des amateurs […] pour l’excellent choix des poésies macaroniques... » ; Vicaire (G.), Bibliographie gastronomique, Rouquette, 1890, 334-336, « excessivement rare » ; […], Une vie, une collection, Bibliotheca Wittockiana-Éditions Faton, 2008, p. 73 (notice sur William Beckford).
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