Collection Michel Wittock VI

Live Auction
starts: November 12, 2015 @ 02:30 PM
Salle Rossini 7 rue Rossini 75009 Paris
Available lot photos
37
Result
3,375 euros
Speciality
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L'Office de la Semaine Sainte, en latin et en françois, à l'usage de Rome & de P...
L'Office de la Semaine Sainte, en latin et en françois, à l'usage de Rome & de Paris... Dédié à la reine pour l'usage de sa maison. Paris, veuve Mazières et Garnier, 1728. In-8 (214 x 140 mm), maroquin olive, roulette dorée en encadrement, plats richement ornés d'un décor aux petits fers dorés composé de compartiments quadrilobés chargés de fleurs tigées et de palmettes alternés de fers de dauphins couronnés entourés de fleurettes et d'étoiles, armoiries dans l'ovale central, dos orné de petits fers et de dauphins et fleurs de lis alternés, coupes ornées, roulette intérieure, doublure et gardes de papier doré, tranches dorées (Reliure de l'époque). Belle édition de cet office dédié à la reine Marie Leczinska, ornée d'un titre-frontispice, une vignette en-tête et trois figures hors texte gravés sur cuivre par Jean-Baptiste Scotin.
Somptueux exemplaire dans une riche reliure aux armes et emblèmes du dauphin Louis de France (1729-1765), l'aîné des fils de Louis XV et de Marie Leczinska et le père des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.
« La présence dans la bibliothèque du Dauphin de cet Office de la Semaine Sainte..., relié à ses armes et richement décoré à son emblème (un dauphin couronné), est particulièrement significative de la ferveur religieuse qui animait Louis de France, chef du parti dévôt. Ce précieux exemplaire lui a probablement été offert par sa mère, la reine, à qui est dédié l'ouvrage. En raison des différentes marques de dignité qui entourent les armes du Dauphin, on peut supposer que Marie Leczinska lui a fait cadeau de cet ouvrage de piété lorsque Louis fut créé chevalier des ordres du roi, à l'âge de treize ans. » (Une vie, une collection).
De prestigieuse provenance royale, l'exemplaire a ensuite appartenu à Henri d'Artois, comte de Chambord, puis à Jacques de Bourbon, duc de Madrid.
Le volume comporte sur la première garde blanche une mention de deux lignes autographes d'Henri d'Artois (1820-1883), duc de Bordeaux puis comte de Chambord. Prétendant légitimiste à la Couronne de France de 1844 à sa mort sous le nom d'Henri V et dernier représentant de la branche aîné des Bourbons, Henri d'Artois était l'arrière-petit-fils du Dauphin.
Cette mention est suivie d'une note autographe signée de Jaime de Bourbon (1870-1931), duc de Madrid et d'Anjou, prétendant carliste au trône d'Espagne et prétendant légitimiste au trône de France de 1909 à sa mort, datée du château de Frohsdorf le 1er août 1909, attestant que les deux lignes qui précèdent sont de la main du comte de Chambord, son parrain, décédé à Frohsdorf.
« Il est émouvant de voir que cet exemplaire est resté conservé chez les Bourbons pendant plus de deux siècles. » (ibid.).
Exposition : Une vie, une collection, n°32.
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