Collection Michel Wittock VI

jeudi 12 novembre 2015 à 14h30
Salle Rossini 7 rue Rossini 75009 Paris
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3,750 euros
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LUCIEN DE SAMOSATHE. Τα σωζoμενα. Opera omnia quæ extant. Paris, Julien Bertault...
LUCIEN DE SAMOSATHE. Τα σωζoμενα. Opera omnia quæ extant. Paris, Julien Bertault, 1615. In-folio (415 x 278 mm), maroquin rouge, double filet doré, emblème de la Toison d'or doré aux angles et au centre, dos orné du même emblème et de petits fers dorés, coupes ornées, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (Reliure vers 1700). Première édition procurée par Jean Bourdelot, établie sur les meilleurs manuscrits du texte et accompagnée des commentaires de Jean Bourdelot, Théodore Marcile et Gilbert Cousin.
Luxueusement imprimée, sur deux colonnes donnant le texte grec et sa traduction latine, l'édition est ornée de la marque de l'imprimeur sur le titre, ainsi que de bandeaux, culs-de-lampe et jolies lettrines à grotesques gravés sur bois.
Bel exemplaire en grand papier élégamment relié pour le baron de Longepierre, dont l'emblème est répété seize fois sur les plats et le dos de la reliure.
Poète, dramaturge, traducteur d'Anacréon et de Théocrite, Hilaire Bernard de Requeleyne (1659-1721), baron de Longepierre, fut successivement précepteur du comte de Toulouse et du duc de Chartres, puis secrétaire des commandements du duc de Berry et gentilhomme ordinaire de Philippe d'Orléans.
Modèle de la bibliothèque de l'honnête homme à la fin du règne de Louis XIV, sa collection de livres fut l'une des plus choisies du XVIIe siècle. Elle alliait à une exigence de pureté de la langue reflétée dans le choix des auteurs, surtout classiques et français, une sélection sévère dans le choix des éditions, dotées d'un commentaire érudit de préférence et imprimées avec goût mais sans ostentation, et dans la condition des exemplaires, dont les reliures de qualité, toutes frappées du fer à la Toison d'or que Longepierre s'était donné pour emblème, se devaient d'associer élégance et sobriété. À sa mort, le baron de Longepierre légua sa bibliothèque à son ami le cardinal Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris et lui-même bibliophile, qui la légua à son tour à son neveu, le maréchal Maurice de Noailles. Les biens des Noailles, livres compris, seront dispersés à la Révolution.
Ce volume au format impressionnant semble être le plus grand qui ait figuré dans la bibliothèque du baron de Longepierre.
De la bibliothèque des ducs de Devonshire (vente à Londres, 30 septembre 1981, lot 266) au château de Chatsworth, leur fief dans le Derbyshire, avec l'ex-libris de William Cavendish (1808-1891), septième duc.
Petits frottements reteintés aux attaches de nerfs et sur les coiffes, tranches redorées, quelques feuillets brunis. Lors de la reliure, les ff. Tt2 et Tt5 ont été répétés par erreur dans le cahier Vv à la place des ff. Vv2 et Vv5, qui font ici défaut.
Brunet, III, 1207.
Expositions : Musea Nostra, p. 48 – Une vie, une collection, n°24.
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