Collection Michel Wittock VI

vente live: jeudi 12 novembre 2015 à 14h30
Salle Rossini 7 rue Rossini 75009 Paris
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31,250 euros
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TÉRENCE. Comœdiæ sex, tum Donati co[m]mentariis, tum ex optimorum, præsertim vet...

TÉRENCE. Comœdiæ sex, tum Donati co[m]mentariis, tum ex optimorum, præsertim veterum, exe[m]plarium collatione [...] emendatæ. Paris, Robert Estienne, 1536. In-folio (315 x 208 mm), maroquin brun-vert, double encadrement de filets à froid et dorés, bordure de trèfles dorée avec fleurons aux angles, panneau central formé d'un grand fer à arabesques répété quatre fois et d'un plus petit au milieu répété également quatre fois, dos sept nerfs orné d'un petit fleuron doré répété dans les entrenerfs, tranches dorées, emboîtage de toile moderne (Reliure parisienne de l'époque).

Seconde édition donnée par les Estienne avec le commentaire de Donat.

Elle est augmentée du traité d'Érasme De versuum generibus sur la métrique comique. Plus ambitieuse que l'édition in-folio de 1529 sur laquelle elle a été copiée, elle a été imprimée en nouveaux et plus beaux caractères et doit selon Renouard lui être préférée. C'est aussi la première édition du théâtre de Térence dont le texte est divisé en actes et en scènes.

Robert Estienne a établi son Térence avec le concours de Pierre Rosset sur un manuscrit de Donat confié par Josse Bade, son beau-père, qui lui permit de compléter les passages laissés en blanc dans les éditions antérieures et de corriger une partie de la ponctuation.
Remarquablement typographiée en lettres romaines, avec les commentaires en plus petit corps, les manchettes en italiques et les initiales marquées en lettres d'attente, l'édition est ornée d'une des marques à l'olivier des Estienne sur le titre.

Magnifique et très précieuse reliure parisienne du « relieur de Salel » ornée d'un exceptionnel décor d'arabesques dorées.

Cet atelier de reliure parisien, actif dans les années 1540-1545, est ainsi désigné par M.-P. Laffitte et F. Le Bars du nom d'un de ses commanditaires, Hugues Salel, qui y fit établir plusieurs manuscrits richement calligraphiés avant de les offrir à François Ier. C'est le même atelier qu'Ilse Schunke avait distingué de celui d'Étienne Roffet, dont le style est assez proche, en lui donnant le nom, moins précis, de « relieur de Fontainebleau » (Studien zum Bilderschmuck der deutschen Renaissance-Einbände. Wiesbaden, 1959).
L'admirable travail de dorure qui orne les plats du volume est caractéristique de l'usage des fers et plaques dorés de cet atelier, dont quatre des petits et moyens fers sont connus par ailleurs, tandis que l'important fer à arabesques frappé à quatre reprises sur les plats ne semble pas avoir été reproduit dans la littérature. (Cf. Laffitte & Le Bars, p. 53 et n°12-15 – Nixon, n°7 – Needham, n°46 – A. Hobson, Humanists and Bookbinders, Cambridge, 1989, pp. 182-183 – Cat. Esmerian, 1972, I, n°66 – Goldschmidt, n°197).
L'exemplaire provient des bibliothèques de P. La Ferrière (inscription manuscrite du XVIe siècle sur le titre) puis de l'avocat A.R.D. Ressigeac (mention d'achat manuscrite datée du 28 octobre 1815 et cachet humide). Il a été présenté par la Librairie Giraud-Badin dans la vente du 18 mai 1965 (Manuscrits à peintures et livres anciens rares et précieux, lot 58, ill. pl. xvii), où la reliure était attribuée sans certitude à l'atelier d'Étienne Roffet, et dans un catalogue de la librairie Fleury à Paris (cat. [1974], n°167, ill.).
De la bibliothèque Raphaël Esmerian (ex-libris, vente I à Paris, 6 juin 1972, lot 113, ill.).
Fraîche reliure, aux ors encore très vifs. Coiffe et mors inférieurs discrètement restaurés.
Renouard : Estienne, p. 43, n°15 – Lawton, n°225 – Schreiber : Estienne, n°52 – Brunet, V, 713.
Hobson & Culot, n°31.
Exposition : Une vie, une collection, n°1.

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