Collection Michel Wittock VII

mardi 14 novembre 2017 à 14h00
Salle Rossini
Images du lot disponibles
16
Estimation
2,000 - 3,000 euros
Specialité
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DENYS D'HALICARNASSE. Antiquitatum, sive originum Romanarum, libri decem. Sigism...

DENYS D'HALICARNASSE. Antiquitatum, sive originum Romanarum, libri decem. Sigismundo Gelenio interprete. Lyon, [Symphorien Barbier pour] Antoine Vincent, 1561. In-16 (123 x 69 mm), veau fauve, triple filet doré, riche décor doré composé d'écoinçons et d'un grand cartouche central azurés, ornés d'entrelacs et de fleurons, traces de rehauts de peinture verte, blanche et brune, armoiries dorées au centre, dos orné de fleurons azurés, coupes décorées, tranches dorées et ciselées (Reliure de l'époque). Édition lyonnaise, partagée entre Jean Frellon et Antoine Vincent, de la

traduction latine des Antiquités romaines par le philologue tchèque Sigismundus Gelenius (1497-1554). 

Exemplaire réglé.

Fine reliure parisienne aux armes de Jacques de Malenfant, attribuée à Claude Picques, relieur du roi.
L'humaniste toulousain Jacques de Malenfant (v. 1530-ap. 1603), seigneur de Preyssac, vint étudier à Paris en 1546. Aumônier de Marguerite d'Angoulême, la sœur de François Ier, il compose en 1565 un poème latin à la mémoire d'Adrien Turnèbe, professeur de grec au Collège des trois langues et imprimeur royal pour le grec. Au terme d'un séjour de plus de vingt ans dans la capitale, il retourna demeurer dans la maison paternelle, à Toulouse, en 1570.

De sa bibliothèque, dont il est encore ardu d'apprécier l'importance, on a répertorié à ce jour une quarantaine de volumes : des éditions d'auteurs classiques et de petits formats pour la plupart, ornées généralement d'entrelacs peints. Il semble que Malenfant ait acquis tous ses livres durant son séjour parisien, notamment entre 1564 et 1567, et en ait confié la reliure au même atelier, celui de Claude de Picques, relieur du roi, qui travaillait également à l'époque pour Thomas Mahieu, dont Malenfant paraît avoir été l'ami.

L'ex-libris manuscrit de l'amateur toulousain figure sur le contreplat supérieur du volume, accompagné d'une mention d'achat à Paris en 1566, de sa devise grecque Ανω και μη κατω et d'une citation du poète Horace.

L'exemplaire est reproduit dans Musea Nostra (Gand, 1996, p. 34).

Dos habilement refait, plats réappliqués, gardes renouvelées (excepté la première contregarde portant l'ex-libris), rehauts de peinture passés. Quelques petites mouillures.

Adams, D-632 – Gültlingen, VII, Vincent, n°369.

OHR, 1000 – M. Foot : Henry Davis, I, n°12 – Thoinan, 373 – Devauchelle, I, 99-100.

Hobson-Culot, n°57 B.

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