Collection Michel Wittock VII

mardi 14 novembre 2017 à 14h00
Salle Rossini
Images du lot disponibles
18
Estimation
8,000 - 10,000 euros
Specialité
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TALPIN (Jean). La Police chrestienne. Paris, Nicolas Chesneau, 1568. – TALPIN (J...

TALPIN (Jean). La Police chrestienne. Paris, Nicolas Chesneau, 1568. – TALPIN (Jean). Institution d'un Prince chrestien. Ibid., id., 1567. 2 ouvrages en un volume in-8 (176 x 108mm), veau fauve, triple filet doré, riche décor doré et argenté composé de plaques d'écoinçons ornées de rinceaux et enroulements sur fond azuré, champ décoré d'une guirlande de grands filets courbes et fleurons de feuillage azurés, grand cartouche ovale au centre contenant l'inscription dorée « ma. joan. henneus noviodunem collegii forteti procurator lutetiæ » sur le premier plat et « gratissi. suo amico christophoro mantelio alemano hospitalis tessere ergo d. d. lutetiæ calen. julii 1568 » sur le second, dos orné d'une roulette d'annelets à fond azuré répétée dans les entrenerfs, coupes décorées, tranches dorées et ciselées, boîte en toile moderne (Reliure de l'époque). Éditions originales.

Ces deux ouvrages de Jean Talpin, principal du collège de Périgueux et chanoine théologal de la cathédrale, sont dédiés au roi Charles IX.

L’essai sur la Police chrestienne, rédigé trois ans après la conclusion du Concile de Trente, est un pendant catholique au Traicté de la discipline et police chrestienne de Jean Morely qui proposait, six ans plus tôt, une police des institutions réformées.

Exemplaire réglé.

Magnifique reliure parisienne de présent, ornée d'un riche décor de plaques et de fleurons azurés, comportant un long ex-dono dans les cartouches des deux plats.

Cette inscription, extrêmement rare, est le fait de Jean Henne, originaire du Nivernais et administrateur du collège Fortet à Paris. Elle est dédicacée à son ami allemand Christophe Mantel et datée des calendes de juillet 1568 à Paris.

Paul Culot décrit une reliure jumelle de celle-ci sur Les Méditations des zélateurs de piétée (Paris, 1568) de Jean Guytot, offerte par Jean Henne à un autre de ses amis allemands, Wolfgang Franctz, avec ce commentaire : « il n'est pas courant de connaître par une reliure de cette époque à la fois le nom de celui qui l'a commandée et le nom de celui à qui elle est destinée, le lieu et la date de l'exécution ». Elle rappelle toutefois les reliures parisiennes exécutées pour des étudiants étrangers, allemands pour la plupart, qui ont été étudiées par Ernst Kyriss et par Mirjam M. Foot.

De la bibliothèque de Madame Porgès (Paris, 1906, n°140, pl. 22), née Rose-Anne Wodianer (1854-1937), l'épouse viennoise du célèbre diamantaire et collectionneur Jules Porgès (1839-1921). L'ouvrage avait auparavant figuré au Bulletin Morgand (novembre 1887, n°13769) et, par la suite, dans une vente de Livres anciens, romantiques et modernes (vente à Paris, 6 mai 1981, lot 74, ill.).

La présente reliure, étudiée par Paul Culot dans La Reliure en Italie et en France au XVIe siècle, était citée dans une note de l'ouvrage de G. D. Hobson sur Les Reliures à la fanfare. Elle a figuré dans l'exposition Cinq siècles d'ornements dans le décor extérieur du livre (Bruxelles, 1983, n°40).
Menues restaurations à la reliure, gardes renouvelées, coins supérieurs frottés, mors légèrement fendus, manque infime sur l'un d'eux.

Denis Chaput-Vigouroux, « Le chanoine Jean Talpin, érudit du XVIe siècle », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, CXXXI/4, 2004.

Ernst Kyriss, « Pariser Einbänder der 2. Hälfte des 16. Jahrhunderts », Archiv für Geschichte des Buchwesens, X, 1969-1970 – Mirjam M. Foot, « Some bindings for foreign students in 16th-century Paris », The Book Collector, n°24, 1975, p. 106-110.
G. D. Hobson, Les Reliures à la fanfare, p. 59, n. 1 – Hobson-Culot, n°58.

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