Correspondance Élie Faure

vente live: lundi 30 octobre 2017 à 14h30
Hôtel Ambassador - 16 boulevard Haussmann, 75009 Paris
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BONNARD (Pierre). Correspondance de 7 lettres autographes signées à Élie Faure. ...

BONNARD (Pierre). Correspondance de 7 lettres autographes signées à Élie Faure. 1913-1920. 2 enveloppes conservées.

– La Roulotte à Vernon, 8 juillet 1913. « J'ai reçu votre aimable lettre à l'étranger. Depuis, je suis rentré et me suis réinstallé à la campagne. Voici pourquoi j'ai tant tardé à vous répondre. Je vous remercie d'abord de tous vos compliments dont je suis bien confus. Pour ce qui est du travail que vous me proposez, je suis toujours content de faire ces sortes d'ouvrages mais ne puis promettre de l'exécuter de suite. Il faudra que je voie l'emplacement, l'agencement de la pièce peut me soutenir beaucoup. Comme je compte bien être à Paris cet automne, ce sera facile. Une décoration de cette taille environ peut valoir entre 2500 et 3000. Je suis content d'avoir de bonnes nouvelles de Renoir. Lui avez-vous soumis votre définition de la peinture ? Elle s'appliquerait certainement à quelques-unes de ses œuvres... »

– Antibes, 5 février 1919. « J'ai été content d'avoir de vos nouvelles directes, jusqu'à présent j'en avais eu par des amis et par votre livre [le roman d'Élie Faure La Roue, évoquant la Grande Guerre et paru en 1919], naturellement. Je réponds de suite au sujet de celui-ci, que je ne me sens pas l'homme qu'il faut pour le commenter. Quoique vous en disiez, le fait de n'avoir pas vécu cette existence extraordinaire nous enlève toute autorité pour traiter ces sujets – et je ne peux pas cependant me limiter aux à-côtés. Je le regrette... sincèrement car j'aurais été content de collaborer avec vous. Pour la décoration, elle existe quelque part dans mon atelier. J'y ai travaillé à plusieurs reprises et puisque vous ne l'avez pas oubliée, je la finirai à mon prochain séjour à Paris. En ce moment, je suis à Antibes, hôtel de l'Ilette pour jusqu'au printemps, mais je viendrai à Paris fin février pour quelques semaines, et si vous y êtes vous-même je pourrai vous donner un rendez-vous... »

– Paris, 13 octobre 1919. « Je suis rentré à Paris depuis le commencement d'octobre et, au reçu de votre lettre, j'ai installé votre décoration dans mon atelier. Je pensais vous donner un rendez-vous ces jours-ci, mais je vais m'absenter encore une dizaine de jours. À mon retour, je me promets le plus grand plaisir de vous retrouver et causer avec vous... »

– Paris, 8 décembre 1919. « La Femme au lapin [tableau de Pierre Bonnard] n'a pas figuré aux Indépendants mais peut-être chez Le Barc de Bouteville [galeriste parisien]. Je ne vous oublie pas mais je suis spécialement occupé par des travaux urgents. Je pourrais peut-être vous livrer la peinture dans l'état où elle se trouve, quitte à la retoucher plus tard, mais il vaudrait mieux que ce soit fait de suite. Je vous convoquerai un jour à l'atelier pour la venir voir... »

– Paris, 1er janvier 1920. « Pouvez-vous venir mari prochain à mon atelier 22 rue Tourlaque, atelier 10. Vous verrez votre décoration terminée avant que je la fasse envoyer chez vous. Vous voyez que j'ai pensé à vous et que j'ai agi. Pour la petite toile des Indépendants, elle n'est pas à vendre, je le regrette... »

– Paris, 29 janvier 1920. « Votre panneau vous sera livré mercredi après-midi, peut-être avant, mais c'est peu probable. En tous cas, prévenez qu'on reçoive le tableau. Je pense partir au commencement de la même semaine et voudrai voir l'objet en place à mon prochain passage à Paris... »

– Arcachon, 15 mars 1920. « J'ai bien reçu votre lettre et suis content de savoir que la décoration va bien dans la pièce. J'irai la voir quand je serai rentré, c-à-d. fin mars. Pour le prix, restons-en où nous sommes convenus et, pour être d'accord avec la vie chère, entre 2500 et 3000 je choisirai 3000. Je ne vais pas parler d'argent en ce moment, ainsi ne nous parlez pas non plus pour les nus [probablement en rapport avec l'exposition de nus qu'Élie Faure organisa à la librairie Georges Crès]. Vraiment, d'ici, je ne puis m'en occuper et puis Besson [le critique d'art Georges Besson, ami de Pierre Bonnard] m'écrit qu'il y en a de trouvés. Je verrai peut-être encore l'exposition. Bien à vous... »

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