Correspondance Élie Faure

vente live: lundi 30 octobre 2017 à 14h30
Hôtel Ambassador - 16 boulevard Haussmann, 75009 Paris
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DUNOYER DE SEGONZAC (André). 8 missives autographes signées, soit 5 lettres et 3...

DUNOYER DE SEGONZAC (André). 8 missives autographes signées, soit 5 lettres et 3 cartes, adressées à Élie Faure. 1921 et s.d.

– S.l.n.d. « Voici une épreuve du dessin auquel je pensais pour votre livre [un dessin d'André Dunoyer de Segonzac servit au frontispice d'un chapitre du livre Les Constructeurs qu'Élie Faure publia en 1914]. Je communique en même temps le dessin... »

– Chaville [actuels Hauts-de-Seine], « lundi », [1919]. « C'est entendu pour votre exposition. J'ai prévenu Marseille pour la petite toile de nu, j'y joindrai 2 dessins à l'encre de Chine. Je préfère, vraiment, ne pas exposer la grande dont les dimensions soulignent encore les lacunes. Je dois me faire un peu une loi d'exposer beaucoup moins, quel que soit le plaisir que j'aie à me trouver avec mes camarades. En effet, je suis démobilisé depuis 10 mois et j'ai beaucoup de mal à réaliser... »

– S.l.n.d. « Je suis de passage à Paris et ai mis de côté quelques photos que je dépose chez votre concierge. J'ai malheureusement un choix très restreint. S'il est besoin, je ferai demander d'autres épreuves qu'on m'a faites autrefois. Je suis pauvre en épreuves photographiques, car les résultats sont presque toujours décourageants... »

– Chaville, [1921]. « J'ai été bien sensible à votre aimable lettre et très heureux aussi de ce que vous avez bien voulu dire de ma peinture dans L'Art moderne [quatrième volume de son Histoire de l'art, paru en 1921]. Je suis à Chaville en ce moment mais irai à Paris vendredi. Je rassemblerai les clichés de dessins que j'ai et vous les déposerai vers 11 heures chez vous. Je monterai vous dire bonjour si cela ne vous dérange pas trop. Je dois avoir 1 ou 2 photos de dessins pas mal venues... Croyez à ma très vive sympathie et à toute mon admiration... »

– Paris, « lundi matin » [7 novembre 1921]. « Excusez mon retard à avoir répondu. J'ai été complètement débordé au moment de cette organisation si précipitée du Salon d'automne, et j'ai un peu perdu la tête. Bien entendu, je vous donnerai un dessin pour la vente de ce pauvre Iturrino – dont j'aime le beau talent et dont j'ai vue une exposition au Salon d'A[utomne] autrefois. Je suis à mon atelier tous les jours entre 10 h. et 5 h. du soir. Et serai enchanté de vous voir... » Élie Faure organisait une tombola en faveur du peintre espagnol Francisco Iturrino, tombé dans la misère, qui se tiendrait en 1922.

– Chaville, « mercredi » [1935]. Sur son exposition à New York : « Je m'excuse de répondre si tard à vos lettres si amicales. Je croyais vous avoir envoyé un mot de N[ew] York, mais j'ai été tellement bousculé par cette vie ahurissante de l'Amérique, que j'ai oublié bien des choses. Je n'ai guère quitté N[ew] York, et n'ai pas vu la personne dont vous m'avez parlé. Du reste, une exposition à San Francisco, si intéressante, ne m'était pas possible à organiser : les toiles que j'avais à New York m'étant prêtées presque toutes, et seulement jusqu'à fin février, date de la fin de mon exposition chez Brummer. J'ai été sensible à votre si amicale pensée, et si je peux un jour organiser une exposition aux États-Unis avec des œuvres dont je puisse disposer librement, j'irais bien volontiers à San Francisco. L'intérêt que l'on porte là-bas et dans tous les États-Unis à tout ce qui touche l'art et en particulier à la peinture contemporaine étant très encourageant et réconfortant. »

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