Correspondance Élie Faure

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starts: October 30, 2017 @ 02:30 PM
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105
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244 euros
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SACHS (Maurice). 2 lettres autographes signées à Élie Faure. 1934-1935. – S.l., ...

SACHS (Maurice). 2 lettres autographes signées à Élie Faure. 1934-1935.

– S.l., octobre 1934. « J'ai été très touché de recevoir votre livre... Je n'ai pas encore lu "Ombres solides" [ouvrage d'Élie Faure paru en cette année 1934], parce que j'avais un travail très urgent à terminer. Je n'ai que feuilleté l'ouvrage... Mais dans la préface j'ai retrouvé ce feu et cet amour qui éclatent dans tout ce que vous écrivez. Il y a longtemps que je n'avais lu votre opuscule sur Soutine. Et il m'a semblé que vous y aviez ajouté quelque chose pour le chapitre sur Soutine qui est dans "Ombres solides". Vous avez été le premier des critiques (quel sale mot) à reconnaître Soutine, le seul à dire, longtemps, tout ce qu'il vaut (et je crois que vous y avez eu bien du mérite amical). Je ne me souvenais pas d'avoir lu dans votre livre sur S[outine] "une croix de marbre assez solide pour qu'il puisse enfin s'y étendre et qu'on y cloue ses membres..." C'est très beau, c'est parfait, c'est toute la grandeur du drame de Soutine... » Élie Faure, qui fut un ami proche de Soutine, lui consacra une monographie en 1929. Maurice Sachs avait connu Soutine chez Madeleine Castaing, et publia sur lui en 1932 un article dans une revue américaine. Il lui présenta en 1940 Marie-Berthe Aurenche, qui devint la dernière compagne du peintre. Un jour, il « emprunta » même indélicatement un tableau de Soutine à Madeleine Castaing.

– S.l., 26 août 1935. « ... Si vous voulez ne compter cette année, bientôt, de silence que pour une inconcevable faiblesse et me donner l'occasion un jour d'avoir la joie de vous connaître, je vous en serais reconnaissant. Vous savez que c'est en toute sincérité que je vous admire, que je vous cite, depuis de nombreuses années. Je ne viens à Paris, pour la Nrf, que le mercredi et je suis si bousculé toute la journée qu'il m'est difficile de trouver un moment de calme. J'habite Compiègne le reste de la semaine. Si le voyage ne vous effrayait pas... je vous demanderais de venir passer la journée ici. J'habite tout auprès de la forêt qui est magnifique. Nous irions parler sous les arbres... (Vous disiez excellemment dans votre lettre "poètes du pinceau ou du crayon" et non peintres. Oui, c'est bien cela, mais ils n'ont jamais l'air de le savoir.)... »

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