Lettres et manuscrits autographes

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vente live: mercredi 20 janvier 2021 à 14h00
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autographes
André JOLIVET.
Manuscrit musical autographe signé, Sonate pour piano et violon [K 57], 1932 ; 42 pages in-fol. en 2 cahiers, plus un cahier de 15 pages, le tout sous chemise rouge titrée.

Précieux manuscrit d’une des premières grandes œuvres de Jolivet, longtemps restée inédite, et où Devy Erlih, qui en fut l’interprète inspiré, a vu « comme une forêt vierge qui renfermerait en germe tout le devenir de Jolivet. Un nouveau langage musical, mais aussi une réinvention de l’écriture du violon, du piano, et du rapport entre les deux instruments. […] Le compositeur s’exprime là avec une liberté totale par rapport à ce qui existe déjà dans ce domaine. Il n’y a pas de référence musicale à un passé quelconque, mais la nécessité absolue de s’exprimer de la part d’un homme de vingt-sept ans, plein de vie, de lyrisme, et de détermination ». Cette Sonate, d’une durée « de 13 à 15 minutes » (note de Jolivet en tête du manuscrit), comprend trois mouvements : I. Ramassé ; II. Librement ; III. Bousculé. Le premier mouvement est repris du Prélude d’un Prélude et Grave pour violon et piano, composé en 1930 et revu en 1932 [K 44]. On lira l’analyse qu’en donne Lucie Kayas (André Jolivet, Fayard, 2005, p. 115-117), qui conclut : « la sonate entière dégage un sentiment d’hétérogénéité du langage successivement tonal, modal et dodécaphonique, comme si d’une manière différente des pièces polytonales de sa prime jeunesse, une pensée par collage prévalait, cette fois par juxtaposition et non selon un principe de simultanéité ». Le manuscrit est très soigneusement mis au net sur papier de la Néocopie musicale à 4 systèmes de 3 portées. Il est signé des initiales en fin et daté « Paris, Printemps 1932 » ; il porte les cachets d’enregistrement à la SACEM en date du 26 juin 1934. On relève quelques annotations au crayon. À la suite du premier mouvement (p. 1-12), le 2e mouvement (p. 13-17) a été entièrement rayé au crayon avec la mention : « Refait : voir Ondes, n° 1 des 3 Poèmes pour ondes » [Trois Poèmes pour ondes Martenot et piano, 1935] ; Jolivet a inséré dans le manuscrit un double cahier avec la nouvelle version du 2e mouvement, Librement (paginé 1-5), avec cachet de la SACEM du 26 juin 1935. Le dernier mouvement occupe les pages 18 à 37. Sur la partie de violon, elle aussi soigneusement notée sur papier à 10 lignes de la Néocopie musicale, le second mouvement a été entièrement rayé (p. 6-7) ; la partie de violon a été doigtée au crayon d’une autre main. La Sonate pour piano et violon a été créée à la Société Nationale, salle Chopin, le 9 février 1935, par André Huot au violon et Olivier Messiaen au piano (une audition du premier mouvement avait été donnée salle Debussy, le 2 décembre 1933, par Gisèle Kuhn et Raoul Visa). Longtemps restée inédite, elle a été publiée en 1989 chez Salabert. Discographie : Devy Erlih, Manabu Sekiya (Lyrinx, 1978).
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