Lettres et manuscrits autographes

Live Auction
starts: May 19, 2016 @ 02:00 PM
Salle Rossini 7 rue Rossini 75009 Paris
Available lot photos
41
Estimation
400 - 500 euros
Speciality
Other specialist areas
Saturnin FABRE (1884-1961) acteur. Album de dessins avec légendes et préface aut...

Saturnin FABRE (1884-1961) acteur. Album de dessins avec légendes et préface autographes signées, [Savy (Aisne)] 3-5 mai 1917 ; 20 feuillets in-4 de papier calque insérés dans un cahier in-fol. aux pages cartonnées, couverture cartonnée bleutée.

Curieux témoignage de la guerre de 14-18, laissé par le fameux acteur Saturnin Fabre pour ses compagnons d’armes. La préface explique : « Tu goûtes aujourd’hui les joies et le repos de la paix : tu souris en feuilletant notre petit album de guerre. Veuille m’excuser, mon cher frère d’arme, de n’avoir su peindre l’auréole de souffrance et de gloire qui t’illuminait et confonds-moi de n’avoir pensé qu’à dénaturer tes traits à l’époque même ou tu as été tant grandi par les événements ». Suivent 18 portraits-charges dessinés à l’encre bleu nuit ou noire (certains sur trait de crayon) accompagnés d’un court commentaire, tous signés et datés.

À la fin, plan de « Notre table de mess » en forme de « sympathique browning braqué face aux lignes », avec la place numérotée de chacun des 18 soldats du 121e R.I. (Grosmangin, Normand, Kollen, Henry, Bertrand, Mas, Trinel, Fabre, Verdot, Lasson, Cusenier, Bally, Valaz, Ricaud, Rousseau, Moine, Javouhey, Calmels). Fabre est le n° 8, et son autoportrait est ainsi légendé : « Qu’importe aux spectateurs qui se saoulent aux gradins que les gladiateurs s’entre tuent dans l’arène » [dans son livre autobiographique, La Douche écossaise (1948), Fabre écrira : « Les gladiateurs s’entr’égorgent dans l’arène. Les spectateurs rient. Pourquoi les gladiateurs n’égorgeraient-ils pas les spectateurs ? » (p. 170)].

En mai-juin 1917, le 121e R.I. est à Savy dans l’Aisne ; il participera à la bataille de Verdun en août 1917 puis sera engagé dans l’Argonne. Citons quelques commentaires : « Après tant d’emmerdement, j’en arrive à me demander si je dois rester avec ma femme » ; « Et lorsqu’on lui demande un mandat, il répond je n’ai même pas le mandat d’amener l’amant d’Amanda » ; « Évidemment tu estimes que nous pouvons arriver à une renaissance de la République »)…

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés au bon fonctionnement du site.