Lettres et Manuscrits Autographes - Partie I

vente live: jeudi 4 novembre 2010 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini - 75009
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27
Estimation
1,200 - 1,500 euros
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Louis-Thomas VILLARET-JOYEUSE (1750-1812) amiral.L.A. (minute), [vers 1780, à M....
Louis-Thomas VILLARET-JOYEUSE (1750-1812) amiral.
L.A. (minute), [vers 1780, à M. de Tronjoly ] ; 7 pages in-4.
Longue et intéressante lettre à propos des routes vers les Indes. Les vaisseaux destinés pour la cote Coromandel pendant la mousson du SO aux Indes, partant des isles de France et de Bourbon, ont grand soin de reconoître le cap Dambre, afin de prendre un point de départ plus assuré pour ne pas tomber dans larchipel de Jean de Nove, ou s'est perdu en 1776 le petit St Louis …
Il indique les préférences des capitaines, et parle de la profondeur de l'eau et de l'impression de la mousson à diverses latitudes. Monsieur de Tronjoly pourroit sil vouloit ne pas etre apperçu à la cote Malabar prendre connoissance de lisle Malique et couper droit a Ceylan. […] Mes differens voyages a la cote Malabar tant avec la mousson, qua contre saison et surtout le dernier que jai fait avec Mr de St Felix qui eut ordre de mouiller devant tous les établissemens qui sont le long de cette cote me mettent a meme d'offrir aujourd'huy, a Monsieur de Tronjoly des sondes exactes avec des notes sur les courans et les vuës des terres les plus proches des comptoirs … Cependant à cause de la mousson, aujourd'hui dans toute sa force, M. de Tromelin s'est déterminé à l'envoyer à Achem pour y prendre les ordres du Général, ou de M. de Trémigon, et il s'y est rendu dans la Consolante.
À la rade d'Achem il découvrit trois bâtiments qu'il reconnut pour parias de Porte Novo, mais malgré des efforts pour les gagner à la rame, il ne put les rejoindre pour apprendre des nouvelles relatives à sa mission. Alors j'ai ranimé le courage des chaloupiers et soldats par l'espoir du butin, si ces batimens etoient Anglais ; ils ont effectivement fait un dernier effort qui nous a beaucoup rapprochés :
mais la brize qui fraichissoit de plus en plus ayant enflé la mer au lieu de rendre la nage impraticable l'équipage excédé de fatigue derivant à vuë d'œil j'ai mouillé à un quart de lieuë de ces navires et arboré le pavillon blanc […], je leur ai envoyé trois coups de pierrier a toute volée : et le capitaine mayant préscrit de me rendre a bord le plutôt possible […] j'ai mis sous voile a dix heures et demi, et jetois a midy a bord ou j'ai trouvé Mr de Tromelin (déjà prévenu par les batteaux du pays) que l'escadre navoit point paru, et que les corsaires partis de lisle de France un mois avant nous, avoient appareillé de cette rade, dans les cinq jours, ce mois avec cinq prises …
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