Lettres & Manuscrits Autographes

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Marc Allégret (1900-1973) cinéaste. Manuscrit autographe, Les Faux-Monnayeurs, 1...

Marc Allégret (1900-1973) cinéaste. Manuscrit autographe, Les Faux-Monnayeurs, 1965 ; environ 340 pages in-4 en feuilles sous chemise dos toilé et étui.

Projet d’adaptation cinématographique inachevé du célèbre roman d’André Gide, paru en 1925. Roger Vadim, déjà producteur de plusieurs réalisations d’Allégret, soutenait ce film. Récit difficile à porter à l’écran, notamment en raison des différents points de vue et genres narratifs, le projet fut finalement abandonné vers 1966. Si le scénario ne présente pas une continuité, et est resté inachevé, il nous permet néanmoins de constater que la trame narrative du livre a été conservée, et que Marc Allégret (modèle d’Olivier) a beaucoup travaillé à cette adaptation. Au manuscrit de premier jet, abondamment corrigé et augmenté, s’ajoutent des notes de travail.

Les Faux-Monnayeurs, début du scénario (97 p., pag. 1-92 avec ff. ajoutés). Découpage détaillé, avec dialogues, indications scéniques, didascalies et voix-off. Le manuscrit est rédigé au recto de feuillets de papier quadrillé à grands carreaux perforés, écrit à l’encre noire avec quelques pages au stylo bleu ou rouge ; de nombreuses corrections sont portées au stylo rouge. Ce premier jet présente des ratures, des suppressions, des additions interlinéaires ou dans la marge, des indications pour la dactylographie. Le scénario s’ouvre à Paris avec (p. 1-12) l’apparition d’Édouard et sa rencontre avec le jeune Georges, qu’il surprend en train de voler un ouvrage sur l’étal d’un bouquiniste. Le journal manuscrit que Georges a laissé tomber intrigue Édouard, lui-même écrivain. Le jeune homme se trouve être son neveu, le fils de sa demi-sœur Pauline, chez laquelle il se rend immédiatement. Il y croise le mari Oscar Molinier, et Olivier, un autre de ses fils. Le générique intervient après ces premières séquences. Une scène au Palais de Justice introduit Molinier, présidant une audience de la Chambre correctionnelle, et le juge d’instruction Albéric Profitendieu. Il est question d’une affaire de prostitution de mineurs (p. 13-16)... Le jeune Bernard Profitendieu, chez lui, écrit une lettre à Albéric, après avoir découvert que l’homme qui l’élève n’est pas son vrai père. Il s’enfuit du domicile familial (p. 17-22)... Bernard et Olivier, camarades de lycée, se retrouvent au Luxembourg, le premier souhaitant se faire héberger temporairement chez le second (p. 23-24)... Albéric Profitendieu découvre la lettre de son fils adoptif – introduction de Cécile et Caloub, demi-sœur et demi-frère de Bernard (p. 25-32). Olivier, accueille Bernard chez lui le soir. Les deux jeunes évoquent sa récente découverte et son avenir hors de son foyer. Ils entendent Vincent, le frère d’Olivier, sortir et pensent qu’il rejoint une maîtresse (p. 33-40). Vincent a en fait accepté de donner des soins au père âgé du comte de Passavant, chez lequel il se rend. Il apprend que le vieil homme est décédé. Il est également question d’une soirée que les deux hommes ont passée dans un cercle de jeux, durant laquelle Vincent a perdu beaucoup d’argent (p. 41-45). scène entre Bernard et Olivier. Ce dernier compte aller chercher à la gare son oncle Édouard, qui arrive de Londres le lendemain. Il évoque l’affection qu’il porte à son oncle et leur commune aspiration à écrire (p. 46-48). Flash back dans le cercle de jeux et introduction du personnage de Lady Lilian Griffith, riche américaine (p. 49-56). Bernard quitte la chambre d’Olivier à l’aube pour se rendre à la gare (p. 57-60). On suit le parcours en train d’Édouard, de la gare maritime de Dieppe à Paris, travaillant à son journal. Commentaire de l’auteur : « Les Faux-Monnayeurs, est-ce un bon titre ? Édouard n’en est pas sûr. C’est le roman auquel il pense sans cesse et depuis longtemps. Il n’en a pas encore écrit une ligne, mais il transcrit ses notes, ses réflexions sur ce carnet » (p. 61 A-E). Flash back introduisant Laura. On comprend que le retour d’Édouard est lié à une lettre qu’il a reçue (p. A-C). Gare Saint-Lazare, Olivier retrouve l’oncle Édouard sur le quai – Bernard assiste discrètement à la scène, la tension est palpable : « Le jeu des acteurs peut mieux que toute autre chose faire ressortir ces nuances fugitives, ces gestes amorcés et retenus, les mots qui viennent à la place d’autres qu’on n’ose pas dire – enfin tout ce qui crée ces situations tendues faites de touches, d’impressions presque inexprimables et que le cinéma peut restituer à merveille »... Tandis que les deux hommes vont prendre un café, Bernard subtilise la valise d’Édouard à la consigne de la gare (p. 65-73). Dans le métro, Bernard ouvre la valise, trouve le journal d’Édouard et en débute la lecture, captivante. Le journal est lu en voix-off ; Édouard relate son mariage avec Laura (p. 74-90)... Au fil des dernières pages, la lecture du scénario est plus chaotique, avec de nombreuses modifications et parties supprimées.

Les Faux-Monnayeurs, Construction détaillée et dialogues provisoires, 15 août 1965 ([2]-6 p. A-F). Indication : « Tous les dialogues sont là à titre indicatif du sens des scènes. Ils doivent être réécrits tant pour leur forme que pour leur longueur »... La scène concernée est celle de la lecture du journal d’Édouard par Bernard.

Les manuscrits de plusieurs scènes, reprises par l’auteur, sont joints au dossier. La plupart rédigés au stylo bleu ou noir (titres en rouges), sur papier blanc, ils comportent de nombreuses corrections, ratures, aaddits. On peut y lire, souvent en première page, des commentaires d’appréciation de l’auteur (« bon », « vu »), ainsi que des indications relatives à la mise au net (« fait », « tapé », « copié et arrangé », « pages refaites », « à la dactylographie » ; les pages concernées ont pour la plupart été biffées). Fin (3 p. A-C). Scène finale entre Olivier et Édouard, dans l’appartement de ce dernier. Bernard, prévenu par son frère Caloub que son père adoptif allait mal, vient avec lui chercher sa valise. S’adressant à Édouard: « Vous aviez raison, ma place est auprès de lui ». Olivier à Édouard : « Mais alors ce sera un livre très moral Les Faux Monnayeurs. Je suis sûr que ça t’étonnera toi-même »... La scène se termine soudainement lorsqu’Édouard se tourne vers Caloub pour lui demander son nom...

Extérieur et vestibule Molinier (6 p. A-D). Mort de Bronja – La Machination (9 p.). Fin La Pérouse Édouard (2 p. A-B). Bernard passe son bachot – L’ange (10 p.). Édouard et Bernard après le bachot (11 p. α-ι). Le Banquet (18 p. A-Q). Gare St Lazare (13 p. A-L). Flash back journal Édouard (6 p.). Gare de Dieppe Maritime (6 p.). Chambre d’hôtel Laura (3 p.). Chambre d’Olivier Molinier (3 p.). Notes pour le train Édouard (3 p.). Avant fin de la lecture du journal d’Ed. par Bernard (4 p. A-D).

2e partie. Premières notes (29 p.).

3e Partie (103 p.). Plus un extrait de scène avec dialogues et indications diverses (7 p.).

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