LETTRES & MANUSCRITS AUTOGRAPHES

vente live: jeudi 17 octobre 2019 à 14h15
Hôtel Ambassador - 16 boulevard Haussmann, 75009 Paris
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CARRIÈRE (Eugène). Correspondance de 35 missives (34 autographes signées et une ...
CARRIÈRE (Eugène). Correspondance de 35 missives (34 autographes signées et une autographe), soit 31 lettres et 4 cartes, adressées au médecin, historien et critique d'art Élie Faure. 1899-1905 et s.d. Plusieurs enveloppes conservées. Très belle correspondance artistique et philosophique – [Paris], 27 avril 1902. « ... je ne sais ce qui adViendra de mon traVail lent et perséVérant Vers une compréhension plus complète : je n'en suis pas juge. mais j'ai des enfants qui me Voient ViVre, auxquels je veux laisser la confiance dans leurs espoirs. La foi en une justice réelle. Quoique je la sais relative et imparfaite, mais il faut de la foi pour vivre et je tiens à ce qu'ils l'aient. il faut donc qu'ils aient conserVé de l'exemple que je sais leur aVoir donné de ne deVoir rien qu'à ses seuls efforts et d'être d'accord aVec sa Véritable nature... » – [Paris], 2 mai 1902. « ... comme Vous, je pense qu'un homme sans passé est sans aVenir. Vous vous méfiez avec juste raison d'une plante sans racines. Les miennes n'étaient pas là où vous pouviez le croire. C'est ce que j'ai voulu dire. Elles sont plus dans le passé qui m'a initié à la vie présente... » – [Paris], 31 décembre 1902. Lettre écrite après l'opération réussie de son cancer : « ... n'ai-je pas raison de croire à la puissance de la Vie ? Lorsque la bonté est fécondée par l'amour, nous sentons autour de nous et en nous-mêmes ce mouvement sourd que nous paraît avoir la terre à l'approche des instants où sa vitalité veut reparaître. C'est par vous aussi, cher ami, que s'est accru ma confiance, votre bonté affectueuse pour moi m'a été si douce... » – Saint-Valéry-sur-Somme, 24 août 1904. « ... j'ai passe 2 jours à londres... j'ai reVu les choses qui parlent de la pensée éternelle de l'humanité (autant que l'éternité est promise à l'homme). Je me suis senti toujours aussi ému et fortement impressionné qu'à tous les instants où je me suis trouvé en communion de cette haute révélation. ce sont les Vrais bienfaiteurs de l'humanité, ceux qui nous réunissent à la Vie générale. Il faut aussi relier à elle tout ce qui nous arrive de bien et de mal, l'action de la vie. C'est à cette condition que nous pouvons reprendre haleine, mettre de la proportion dans les événements trop proches de nous... j'espère en la logique que la Vie qui force chaque chose à reprendre sa Vraie place... » – Mons, 24 novembre 1904. « ... c'est ainsi la critique moderne... créatrice d'un sens nouVeau de l'unité. Il y a une date sur la critique spécialiste. Je suis très heureux de pouvoir vous dire combien l'avènement de cette forme de collaboration m'est sensible et me paraît vraie. Que vous en soyez le représentant m'est aussi bien cher. Vous m'aimez, cher ami, et vous le faites voir. Je ne sais si je mériterai jamais ce que vous pensez de moi... » – [Mons, vers 1905]. « ... je traVaille beaucoup à finir un grand portrait de deVillez et de sa mère [son ami le sculpteur Louis-Henri Devillez]. Je n'ai rien de prêt pour la vente russe [la tombola organisée par Élie Faure pour venir en aide aux familles de révolutionnaires russes tués lors du « dimanche rouge » le 22 janvier 1905]. Je pense qu'il nous reste encore un peu de temps. Je vous le donnerai donc pour la date que vous me direz... J'ai pris les rayons à de longs intervalles. Il n'y a rien de changé dans l'état général [il souffrait d'une rechute de son cancer, qui l'emporterait en 1906]... je le sens bien, ce n'est pas le corps qui est l'essentiel. il est indispensable mais dans l'intérêt de cette clarté intérieure qui se réunit à toute l'essence de l'uniVers et que nous portons momentanément en nous. Nous sommes à un carrefour de l'humanité où le crime et la vraie foi font également leur preuve. Mais rien n'arrête la vraie lumière et sa victoire est sûre... » Joint, 6 pièces, parmi lesquelles 2 billets autographes d'Eugène Carrière (dont un illustré d'un dessin original, s.d., mine de plomb, 11 x 7 cm), probablement de ceux que, rendu aphone par son opération de 1902, il écrivait pour communiquer avec ses interlocuteurs.
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