Livres Anciens du XVe au XIXe siècle Architecture

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starts: March 4, 2016 @ 02:00 PM
Salle Rossini 7 rue Rossini 75009 Paris
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13
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5,978 euros
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GRÉVIN (Jacques). Le Theatre. Ensemble la seconde partie de L'Olimpe & de la Gel...
GRÉVIN (Jacques). Le Theatre. Ensemble la seconde partie de L'Olimpe & de la Gelodacrye. Paris, Vincent Sertenas et Guillaume Barbé, 1562. In-8, vélin souple de réemploi, titre manuscrit sur le premier plat, dos lisse, tranches lisses (Reliure de l'époque). Édition originale collective.
Le Théâtre de Jacques Grévin (1539-1570) est dédié à Claude de France, duchesse de Lorraine, la deuxième fille d'Henri II et de Catherine de Médicis. Précédé d'un Brief discours pour l'intelligence de ce theatre – « l'un des premiers manifestes en France sur l'art dramatique » (Berès) – et d'une Élégie à Jacques Grévin de Pierre de Ronsard, elle contient la tragédie de César en première édition (la pièce ne connaîtra d'édition séparée qu'en 1578), les comédies de La Trésorière et des Esbahis, la suite de L'Olimpe et divers sonnets.
Le verso du titre est orné d'un portrait de l'auteur gravé sur bois attribué à Nicolas Denisot dans l'Inventaire du fonds français.
Exemplaire de la seconde émission, remise en vente sous la date de 1562. Certains exemplaires de cette réémission proviennent de la première composition de l'ouvrage, parue en 1561, avec un titre rafraîchi, tandis que d'autres, hybrides, contiennent plusieurs cahiers recomposés, présentant d'infimes variantes textuelles, hybridés avec les cahiers de la composition originale. Les exemplaires de première émission, datés de 1561, sont rarissimes et Brunet, qui dit en avoir vu, n'en cite pourtant aucun.
« Ce volume a une certaine importance dans l'histoire du théâtre français, écrit J. P. Barbier. Comme le disait à bon droit Grévin [...], il était le premier, sinon à composer (Jodelle et La Péruse l'avaient précédé), du moins à publier une tragédie et des comédies dans notre langue. » La tragédie de César, notamment, est très réputée ; suivant Haag, « le progrès que cette pièce de Grévin tendait à réaliser était considérable et on peut supposer que sans nos malheureuses guerres civiles, les Mairet, les Rotrou, les Corneille seraient nés cinquante ans plus tôt. Dans la comédie Grévin n’est pas moins supérieur à ses prédécesseurs que dans la tragédie. »
Précieux exemplaire conservé dans sa première reliure en vélin souple.
Les exemplaires des plus prestigieuses collections littéraires ont été reliés à neuf au XIXe siècle, ainsi les exemplaires des bibliothèques Soleinne (1843, I, n°741), Rothschild (Picot, I, n°711), Herpin (1903, n°163), De Backer (1926, I, n°341) et celui du catalogue Des Valois à Henri IV de la librairie Pierre Berès (2004, n°137) ; quant aux exemplaires Rahir (1937, V, n°1365) et Barbier (Ma bibliothèque poétique, IV-2, n°51), ils sont en reliure du XVIIIe siècle.
Piqûre et petite galerie de ver dans la première moitié du volume ; premier et dernier feuillet salis.
Tchemerzine, III, 496 – Haag, V, 364-366 – E. S. Ginsberg (éd.), Jacques Grévin, César, Genève, Droz, 1971, p. 73 sq. – N. Ducimetière, Mignonne allons voir..., n°106.
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