Livres Anciens et du XIXe Siècle Histoire naturelle

vente live: mercredi 13 mai 2015 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini 75009 Paris
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1,000 - 1,200 euros
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AGRIPPA (Henri Corneille). Paradoxe sur l'incertitude, vanité & abus des sci...

AGRIPPA (Henri Corneille). Paradoxe sur l'incertitude, vanité & abus des sciences. Œuvre qui peut profiter, & qui apporte merveilleux contentement à ceux qui fréquentent les Cours des grands Seigneurs, & qui veulent apprendre à discourir d'une infinité de choses contre la commune opinion. S.l.n.n., 1603. In-12, maroquin havane, chiffre couronné doré aux angles, dos orné du même chiffre répété, filets sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Trautz-Bauzonnet – 1850).

Très rare édition d’un des plus importants traités de l’alchimiste et cabaliste allemand Henry Corneille Agrippa de Nettesheim (1486-1535), qui fut secrétaire de Maximilien Ier, conseiller de Charles Quint et médecin de Louise de Savoie.

Probablement rédigé dès 1525 et publié en 1530 sous le titre De incertitudine et vanitate scientiarum, l'ouvrage est présenté ici dans la traduction française de Louis Turquet de Mayerne, d'abord parue en 1582.
Inspiré par Nicolas de Cues, Pic de la Mirandole et par un certain fidéisme, Agrippa y réfute la puissance de la raison humaine et se livre à une vigoureuse et mordante critique des sciences et des arts profanes, néfastes selon lui pour la vie des hommes et le salut de leur âme. L'ouvrage valut à l’auteur une accusation d’hérésie et de magie.
Il se présente sous la forme d’une véritable encyclopédie composée de cent trois chapitres formant un excellent manuel de contre-culture ésotérique : grammaire, rhétorique, géomancie, musique, danse au bal, peinture, architecture, agriculture, pêche, chasse, art militaire, cuisine, chiromancie, magie naturelle, magie qui empoisonne, cabale, philosophie morale, putains, femmes de Cour, chasse, noblesse, alchimie, inquisition, etc.
Il semble que deux éditions du traité aient été publiées sous la date de 1603 : l'une en [12] ff. (dont 2 ff. bl.), 390 ff., et l'autre, décrite par Vicaire en [10] ff., 737 pp. Notre exemplaire appartient à la première, dont les 2 ff. blancs suivant les pièces liminaires ont bien été conservés.

Très bel exemplaire, parfaitement établi par Trautz-Bauzonnet en maroquin havane au chiffre du comte de Lurde.

De la bibliothèque du baron de Ruble (1899, n°87), neveu et héritier du comte de Lurde, avec ex-libris.

Guaita, n°1655 – Caillet, n°89 – Vicaire : Gastronomie, 654 (autre édition à la même date) – Dorbon, nos27 & 28 (autres éditions en 1600 et 1617).

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