Livres Anciens et Modernes

mercredi 18 juin 2008 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini - 75009 Paris
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14,400 euros
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[BIBLE (La) Qui est toute la Saincte escripture. En laquelle sont contenus, le V...
[BIBLE (La) Qui est toute la Saincte escripture. En laquelle sont contenus, le Vieil Testament & le Nouveau, translatez en Francoys. Le Vieil, de Lebrieu : & le Nouveau, du Grec.
S.l.n.d. (Neuchâtel, Pierre de Wingle, dict Pirot picard, 4 june 1535)]. Ensemble de 4 parties en un volume in-folio, de 7 ff. (sur 8), 186 ff. ; 66 ff. ; 60 ff. ; 99 ff. (sur 105), et un f.n.ch. manquant, basane fauve, double encadrement de trois filets à froid, motif central de style oriental et fleurons aux angles dorés, dos orné de fleurons, tranches brunies (Reliure du début du XVIIe siècle).

Chambers, 66.
ÉDITION ORIGINALE DE LA PREMIÈRE BIBLE PROTESTANTE EN FRANÇAIS, traduite par le noyonnais Pierre- Robert Olivier, dit Olivétan (vers 1506-1538), à la demande des Vaudois et des réformateurs français. Dès 1532, Olivétan, issu d'une famille alliée à celle de Calvin, participa à une conférence à Angrogna, (Vallées Vaudoises), où il fut décidé de mettre en lumière une nouvelle traduction de la Bible « repurgée selon les langues hébraïque et grecque en langue françoise ». ELLE AINSI DE PREMIÈRE IMPORTANCE CAR ELLE EST LA PREMIÈRE BIBLE FRANÇAISE À AVOIR ÉTÉ TRADUITE D'APRÈS LES TEXTES HÉBREUX ET GRECS. Sous l'impulsion de Guillaume Farel, Olivétan se chargea de cette version, tout en résidant dans la Vallée et occupant en même temps le poste d'instituteur et évangélisateur. Aussitôt terminée la traduction, en février 1535, elle fut imprimée à Neuchâtel, important foyer de la pensée réformée, par le typographe itinérant le picard Pierre de Wingle, et elle sortit des presses le 4 juin 1535. Quoique n'ayant pas la portée de la traduction de Luther en Allemagne, l'impact de la version d'Olivétan dans le monde francophone fut énorme et dépassa largement les frontières. Son usage dans les Églises réformées s'étendit pendant plus de deux siècles, jusqu'à la publication de la version établie par Jean-Frédéric Ostervald en 1744. La traduction de l'Ancien Testament d'Olivétan est considérée par les historiens et exégètes comme un chef-d'oeuvre d'érudition et original, et le Nouveau Testament et les livres apocryphes seraient plutôt une révision en profondeur de la version donnée par Lefèvre d'Etaples à Anvers en 1530. La Bible d'Olivetan fut en quelque sorte l'archétype des traductions réformées anglaises, espagnoles, hollandaises et même oecuméniques. Diffusée clandestinement, dans des tonneaux selon la légende, elle contenait au verso du titre une épître de Calvin sous forme de faux privilège, qui fut arraché sur un grand nombre d'exemplaires afin de déjouer la censure et l'acharnement des persécutions. Certaines pièces liminaires sont attribuées à Calvin, Capiton et Bonaventure Des Périers auteur de quelques pièces poétiques placées ça et là au cours de l'ouvrage. La table des noms aurait été aussi dressée par lui. Impressions en caractères gothiques à deux colonnes. SÉDUISANT EXEMPLAIRE EN RELIURE ANCIENNE.
EXEMPLAIRE sans le feuillet du titre et sans une grande partie de la marge extérieure du feuillet suivant, contenant recto verso l'épître liminaire : P. Robert Olivetanus lhumble & peti[t translateur], signée Des Alpes ce xije de Feburier 1535. Déchirures sur la marge extérieure avec petit manque de texte sur le feuillet suivant l'épître ci-dessus, signé *iij, contenant le premier feuillet de l'Apologie du translateur. Le feuillet lxxvj (76) de la première partie manque, et déchirure restaurée avec infime manque au feuillet 102 de la même partie. Déchirure avec manque de texte restauré sur la partie supérieure du feuillet xliij (43) du Nouveau Testament, avec copie figurée manuscrite du XVIIIe siècle. Déchirure angulaire effleurant une manchette au feuillet 47 de la même partie. Déchirures avec manques touchant légèrement le texte à quatre feuillets de l'Indice des principales matières, placé à la fin du volume.
Le dernier feuillet, manquant, contient au recto le registre général de tous les cahiers et le colophon : Neuchâtel, Pierre de Wingle, dict Pirot Picard, 4 juin 1535, verso blanc. Nombreuses notes manuscrites à l'encre brune de l'époque et soulignures au crayon rouge ancien (fin XVIIe siècle).
Quelques mouillures marginales et taches brunes à quelques feuillets. Frottements à la reliure et quelques petits manques de peau.
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