Livres Choisis

lundi 8 juin 2009 à 00h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini - 75009 Paris
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5,760 euros
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MANUSCRIT. — SARTINE (Madame de ). Recueil écrit par Madame de Sartine, mère (fe...
MANUSCRIT. — SARTINE (Madame de ). Recueil écrit par Madame de Sartine, mère (femme du ministre), contenant plusieurs pièces qu'elle a composées.
S.l.n.d. [Paris, vers 1770]. In-12 (107 x 72 mm.), veau blanc, large dentelle dorée, médaillon central avec bordure mosaïquée de maroquin vert sous mica contenant une petite gouache représentant deux amours enveloppés de nuages tenant d'une main le chiffre D. S. et de l'autre une couronne de fleurs, le tout entouré d'une composition florale rappelant la dentelle sur un fond bordeaux, dos lisse orné, roulette intérieure, doublure de tabis rose, tranches dorées ciselées (Reliure de l'époque).

CHARMANT MANUSCRIT AUTOGRAPHE rédigé par Marie-Anne Hardy Du Plessis (1739-1784), épouse d'Antoine de Sartine (1729-1801), célèbre lieutenant général de police de Paris, directeur de la librairie puis ministre de la marine.
Manuscrit soigneusement calligraphié à l'encre brune sur papier vergé fin au filigrane hollandais Blauw. Il est divisé en quatre parties, les pages sont entourées d'un encadrement gouaché au pochoir dans les tons respectivement rouge, vert, bleu et or. Ce manuscrit regroupe des contes en vers, chansons, bouts rimés, des vers de Boufflers, de Catherine Vadé sur le carrousel de l'impératrice de Russie, vers de Voltaire à Madame du Boccage, les Sept péchés mortels par Chauvelin, une chanson de Moncrif pour Madame de Pompadour. On trouve également de très touchants vers sur la naissance du fils de Madame de Sartine où elle écrit à son mari : [...] Poursuivés vos travaux, le ciel les bénis tous; le moins penible et le plus doux, est sans doute celui qui vous a rendu père. Madame de Sartine était bibliophile, quoique les livres de sa bibliothèque avec ses armes soient fort rares. Mais elle était aussi femme du monde et avait sa place dans tous les salons en vue de l'époque, Grimm écrit d'elle : Madame de Sartine est fort aimable; madame la lieutenante criminelle a de fort beaux yeux sans compter un naturel charmant (Grimm, Correspondance littéraire, p. 106).
JOLIE RELIURE EN VEAU BLANC, ORNÉE D'UNE TRÈS DÉLICATE MINIATURE GOUACHÉE AVEC LE CHIFFRE DE MADAME DE SARTINE D.S. sur les deux plats. Des bibliothèques Gustave Bolle (1849, n° 748), De Cayrol (1861, n° 1094) et Alfred Werlé, négociant en vins et champagne à Reims, (1908, II, n° 128), avec leurs ex-libris. Un feuillet de garde porte cette note autographe signée de De Cayrol : acheté 27f. 50 à la vente G.B. (Gustave Bolle).
Ce petit volume manuscrit portait sur le catalogue le n° 748 . Légères restaurations aux charnières. 7 feuillets encadrés à la gouache à la fin du manuscrit sont restés vierges.
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