Livres d'un amateur

mercredi 10 juin 2015 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini 75009 Paris
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1,375 euros
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[ASSOUCY (Ch. d’)]. Les Avantures de monsi[e]ur d’Assoucy… À Paris, Chez Claude ...

[ASSOUCY (Ch. d’)]. Les Avantures de monsi[e]ur d’Assoucy… À Paris, Chez Claude Audinet, 1677, 2 tomes en un vol. in-16, veau fauve moucheté, dos à nerfs orné, roulette intérieure dorée, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle).


ÉDITION ORIGINALE de ce récit en partie autobiographique racontant sur le mode burlesque les errances de l’auteur sur les chemins d’exil que lui valurent ses mœurs. Ami et amant de Cyrano de Bergerac, Charles Coypeau d’Assoucy (1605-1677) est un poète libertin, musicien et compositeur qui fut aussi l’ami de Scarron et de Molière. De nombreuses pages des Aventures font ainsi référence à son amitié avec l’auteur des Fourberies de Scapin, qui, dit-on, avait d’abord pensé à lui pour les musiques de ses pièces après qu’il se fut brouillé définitivement avec Lully. Les affaires de la table tenant une place de choix dans ses Aventures, Assoucy peut faire figure de premier des « gastronomades ». Un portrait de l’auteur gravé sur bois. Exemplaire ayant appartenu à Antoine Bonnier d’Alco (1750-1799). Originaire de Montpellier, Bonnier d’Alco, d’abord membre de l’Assemblée législative, puis de la Convention, devint, en 1795, chef du Bureau diplomatique du Directoire. Envoyé au congrès de Radstat, il fut tué au cours de l’attaque dont furent victimes les ambassadeurs français qui quittaient la ville après l’échec des négociations avec les princes allemands. Dimensions : 134 x 78 mm.
Provenances : Antoine Bonnier d’Alco (Cat., 1800, n° 1350, « Paris, [donné avec la date de] 1678, 2 tom. rel. en un vol. in-12, v. m. »), avec une note manuscrite postérieure précisant que le volume provient de sa vente et donnant quelques informations sur l’auteur et le texte. Tchemerzine, I, pp. 148-149 (« Cette édit., que, d’après nos recherches nous présumons être la première, n’est jamais passée en vente publique à notre connaissance ») ; De Backer, Bibliothèque…, I, 2, 1926, n° 828 (« D’Assoucy ne manque ni de verve ni de mordant. Où il est très digne d’être lu, c’est dans ses souvenirs de voyages et d’aventures […] ») ; Bertrand (D., éd.), Avez-vous lu Dassoucy ?, Actes du colloque du CERHAC, P. U. Blaise Pascal, 2005, passim.

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