Livres d'un amateur

mercredi 10 juin 2015 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini 75009 Paris
Images du lot disponibles
29
Résultat
2,500 euros
Specialité
Autres thèmes
BRANTÔME (Pierre de Bourdeille, dit). Mémoires de messire de Bourdeille, seigneu...

BRANTÔME (Pierre de Bourdeille, dit). Mémoires de messire de Bourdeille, seigneur de Brantôme, contenans Les Vies des hommes illustres & grands capitaines français de son temps. À Leyde, Chez Jean Sambix le Jeune, À la sphère, 1666, 4 vol. in-16, veau fauve, armes au centre des plats, surmontées de la mention [MEUDON] frappée en lettres dorées, dos à nerfs ornés de pièces d’armes, tranches marbrées (reliure du début du XVIIIe siècle).


ÉDITION ORIGINALE. Elle forme les volumes six à neuf des Mémoires de Brantôme. Exemplaire aux armes de la comtesse de Verrue (1670-1736), avec la mention « Meudon » en lettres dorées. Brantôme, s’il eût écrit ses Dames galantes au début du XVIIIe siècle, aurait pu y joindre le portrait de Jeanne-Baptiste de Verrue, laquelle fut courtisée pour sa beauté, appréciée pour son esprit et dont le caractère n’était pas moins entier. Mariée à quatorze ans à un cousin du duc de Savoie, elle devint la maîtresse de celui-ci et, pendant plus de dix ans, régna en favorite influente sur la cour de Turin. Mais en 1700, elle décida de quitter Savoie, mari et amant, qui malgré tout l’ennuyaient. Elle vint alors à Paris, non sans avoir pris la précaution d’y faire apporter ses précieuses collections, nées des présents de son amant et de son goût pour l’Italie. Bien que luxueusement installée à Paris dans un hôtel de la rue du Cherche-Midi qu’elle avait fait agrandir et aménager par l’architecte Victor Dailly, bientôt, les acquisitions incessantes de cette collectionneuse « qui ne refusait rien à ses fantaisies » l’amenèrent à devoir faire transporter à Meudon, dans deux pavillons qu’elle y avait achetés, une grande partie de ses objets d’art et de sa bibliothèque. Mors et coiffes anciennement et discrètement restaurés. Dimensions : 124 x 71 mm.
Provenances : Jeanne-Baptiste d’Albert de Luynes, comtesse de Verrue (ces volumes n’apparaissent pas au catalogue de sa vente, qui présente toutefois deux autres éditions de ces Mémoires : Leyde, 1699 (n° 252) et Leyde, 1722 (n° 184)), avec la mention manuscrite « Meudon » portée à l’encre sur les titres de chacun des volumes et cote de rangement sur l’un des feuillets de garde ; Jacques Vieillard, avec son ex-libris (n’apparaît pas au catalogue de sa vente, en 1929). Il fut le dernier propriétaire de la célèbre faïencerie de Bordeaux, laquelle ferma ses portes en 1895. Tchemerzine, II, p. 110-114 ; Willems, n° 1369 ; Hauser, Les Sources de l’histoire de France. XVIe siècle, II, pp. 30-31 ; Quentin Bauchart, I, pp. 409-426 ; […], Le Livre au féminin, Bibliothèque royale de Belgique, 1996, n° 156 ; Barber, The James A. de Rothschild Bequest at Waddesdon Manor. Printed Books and Bookbindings, Rothschild Foundation, 2013, II, n° 672 et n° 714 ; Olivier, pl. 800.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés au bon fonctionnement du site.