Livres d'un amateur

mercredi 10 juin 2015 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini 75009 Paris
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FLÉCHIER (E.). Oraison funèbre du très-haut et très puissant prince Henri de La ...

FLÉCHIER (E.). Oraison funèbre du très-haut et très puissant prince Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne… Prononcé à Paris dans l’Église de Saint Eustache le 10. De Janvier 1676. À Paris, Chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1676, in-4°, maroquin noir, jeux de filets dorés autour des plats avec fleur de lys en angle, armes au centre, dos à nerfs orné, doublure et gardes de papier marbré à fond noir, tranches dorées (reliure de l’époque).


ÉDITION ORIGINALE. Un chef-d’œuvre de l’éloquence religieuse du XVIIe siècle. L’Oraison funèbre de Turenne est la plus célèbre des oraisons funèbres prononcées par Esprit Fléchier (1632-1710). Elle lui valut d’être comparé à Bossuet. Le grand homme de guerre des règnes de Louis XIII et Louis XIV. Les victoires décisives de Turenne (1611-1676) contribuèrent largement à mettre fin à la guerre de Trente Ans (1618-1648). Il est fait maréchal de France en 1643. Pendant la Fronde, il se voit confier par Mazarin le commandement des armées royales. Louis XIV fera de même à plusieurs reprises lors des guerres du début de son règne. En 1676, à la bataille de Salzbach, il meurt emporté par un boulet de canon. Bonaparte, qui admirait le génie militaire de Turenne et spécialement son sens tactique de l’effet de surprise, dont il s’inspira, fit, en 1800, transporter sa dépouille aux Invalides où étaient inhumées les gloires militaires de la France. Une vignette de titre, un bandeau, une lettrine et un cul-de-lampe gravés sur cuivre. Le bandeau est signé Louis Cossin. Reliure de deuil aux armes de Louis XIV. Nous savons que Louis XIV, qui assista à son service funèbre, accorda à Turenne l’insigne distinction d’être enseveli dans la basilique de Saint-Denis, nécropole royale. Par la couleur de son maroquin, reprise par le papier marbré sombre de la doublure et des gardes, la reliure répond à la nature funèbre du texte qu’elle revêt. Un propriétaire ultérieur fit frapper ses propres armes en dessous de celles du roi, sur les plats. Certains proposent d’identifier cette personne avec Jean-Pierre-Marie de Ruolz (1670-1726), qui fut avocat et conseiller à la cour des Monnaies de Lyon (Olivier, pl. 1985). On connaît une autre reliure de deuil présentant les mêmes armes également placées sous celles de Louis XIV sur une édition de l’Oraison funèbre de Bossuet par La Rue (1704). Elle a été présentée aux enchères en 2009 (Livres et manuscrits, 26 nov. 2009, n° 24). Dimensions : 280 x 211 mm.
Provenances : Jean-Pierre-Marie de Ruolz ; Laurent Meeûs, avec son ex-libris ; Marcel De Merre (Cat., 5-6 juin 2007, n° 25), avec son ex-libris. Tchemerzine, III, p. 253 ; Olivier, pl. 2494, fer n° 10 (Louis XIV) et pl. 1985 (Ruolz).

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