Livres d'un amateur

mercredi 10 juin 2015 à 14h00
Salle Rossini - 7, rue Rossini 75009 Paris
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 LUCIEN DE SAMOSATE – PERROT D’ABLANCOURT (N.). Lucien, de la traduction de N. P...

 LUCIEN DE SAMOSATE – PERROT D’ABLANCOURT (N.). Lucien, de la traduction de N. Perrot, Sr d’Ablancourt… À Paris, Chez Pierre Traboüillet, 1687, 3 parties en 3 vol. petit in-12, maroquin vert olive, dentelle dorée autour des plats, dos à nerfs ornés, doublure de maroquin rouge sertie d’une roulette dorée, armes au centre, tranches dorées sur marbrure (reliure de l’époque).


« Le Lucien d’Ablancourt ». Rhéteur et satiriste anatolien de langue grecque, Lucien de Samosate (ca 120-ca 180) est considéré comme l’un des pères de l’esprit critique et de la libre pensée. Il s’attacha dans ses œuvres à démonter en particulier toutes sortes d’impostures magico-religieuses, au nombre desquelles il plaçait le christianisme. Son Histoire véritable, dans laquelle le personnage voyage sur la lune, influença Cyrano de Bergerac lorsqu’il écrivit son Histoire comique des États et Empires de la Lune, ainsi que Voltaire pour Micromégas. On dit de Nicolas Perrot d’Ablancourt (1606-1664), auteur de très nombreuses traductions des auteurs anciens, qu’il était l’auteur de « belles infidèles », du fait que ses traductions privilégiaient l’élégance et l’harmonie de la langue française au détriment de la fidélité au texte original. La première édition de sa traduction de Lucien parut en 1654 chez Augustin Courbé. Exemplaire réglé, élégamment relié aux armes de Mme de Chamillart. Élisabeth-Thérèse Le Rebours (1657-1731) fut l’épouse de Michel de Chamillart (1652-1721), contrôleur général des Finances et secrétaire d’État à la Guerre de Louis XIV. Parmi les personnalités féminines du début du XVIIIe siècle dont le nom reste attaché à l’histoire de la bibliophilie elle se distingue non par la variété et l’ampleur de sa bibliothèque, comme c’est le cas pour la comtesse de Verrue, mais par le caractère remarquable des reliures qui portent ses armes. Elle fit en effet habiller de maroquin de diverses couleurs un choix très restreint d’ouvrages. Parmi ceux-ci certains volumes reçurent en outre une doublure de même peau sur laquelle furent frappées ses armes. Ses reliures sont généralement attribuées à Boyet ou Padeloup ; récemment, E. Pénicaud a identifié un autre relieur : Louis-Joseph Dubois. Dimensions : 154 x 90 mm. Provenance : madame de Chamillart. Brunet, III, col. 1211 et Suppl., col. 902 (ne cite pas l’édition Trabouillet) ; Quentin Bauchart, I, pp. 369-408 (sous le n° 47, il décrit un autre exemplaire de Lucien de l’édition en 3 vol. donnée par Mortier, en 1709) ; Pénicaut (E.), « Madame Chamillart était-elle une “femme bibliophile” ? », in BdB, 2002, n° 2, pp. 313-324 ; Guérin (J.), Très Beaux Livres anciens, 29 mars 1984, n° 81 et 96 (pour un Racine et un Tacite de la même provenance) ; Rothschild (A. de), Bibliothèque…, 24 mai 2006, n° 37 (pour un Flavius Josèphe de la même provenance et dans une reliure strictement identique) ; Thoinan, pp. 263-264 ; Olivier, pl. 1748, fer n° 1.

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