Manuscrits et Autographes

Live Auction
starts: October 20, 2009 @ 02:00 PM
Salle Rossini - 7, rue Rossini - 75009 Paris
Available lot photos
5
Estimation
3,000 - 4,000 euros
Speciality
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Alexandre II. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg] Mercredi 14/26 février 1868 à 9 h. ...
Alexandre II. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg] Mercredi 14/26 février 1868 à 9 h. 1/2 du matin (N° 42), à Catherine Dolgorouki, « Katia » ; 6 pages in-8 au chiffre N couronné.

Longue lettre écrite alors que katia était enceinte. « Bonjour, mon Ange, tout mon être, qui est ton bien, déborde plus que jamais d'amour et de tendresse pour toi et ta chère lettre d'hier soir, que je viens de recevoir, me prouve que c'est le même cas avec toi. Oui - nous sentons également que nous sommes devenus la vie l'un de l'autre et que toutes nos pensées, désirs et prières sont les mêmes […] Mais je t'avoue que je ne puis pas ne pas être inquiet des douleurs intérieures que tu avais prises tout-à-coup hier matin. Oh ! pourquoi ne puis-je pas être constament auprès de toi, ma vie, pour te soigner et te soulager en tout. Oui certes rien ne m'aurait dégouté, car tout ce qui est à toi est à moi »... A 1 h. 1/2. Il a été à la messe « dont j'aime tant les chants », où il a prié pour eux. [...] Oui certes c'est le plus grand bonheur dans ce monde de s'aimer comme nous nous aimons et d'être devenus la conscience l'un de l'autre. Voila pourquoi j'ai une confiance illimitée en toi, mon tout et j'espère me rendre toujours digne de celle que tu as en moi. Je vais maintenant m'habiller pour voler vers toi »... A 3 h. 1/2. « Je rentre tout rempli de notre bon soleil grâce à nos rencontres et tu as pu le lire toi même dans mes yeux, pendant que nous causions et nous serrions la main […] Rends moi la justice que j'ai été sage [...] je voudrais rester sage aujourd'hui, malgré la râge que nous éprouvons tous les deux de ne pas l'être [...] je ne me regarde pas même en droit de ne pas me donner à toi, si tu le désires, car je suis ton bien et plus rien ». A 11 h. du soir. « Il faut avouer que nous sommes deux fous [...] qui ne pensent qu'à jouir de toutes les façons de notre adoration mutuelle. Oh ! mon Ange, tu as vu que j'éprouvais comme toi le délire du bonheur pendant nos bingerles et j'espère que Dieu nous le pardonnera […] Que veux-tu, je me sens complètement fou de tout ton être et heureux, heureux, heureux, qu'il soit mon bien, comme je suis le tien. Dieu donne que nos bingerles ne t'aient pas fait de mal et que tu ne reprennes pas tes douleurs d'hier […] Je me sens plus que jamais ensorcellé par toi, mon adorable lutin et je ne puis plus penser à rien d'autre qu'à notre amour, qui est devenu notre vie et tout le reste n'existe plus pour moi. Mon existence actuelle me devient de plus en plus à charge et je ne sais pas ce que je serais devenu si je ne t'avais pas toi, mon Ange, mon tout pour me soutenir […] Oh ! ce que j'aurais donné pour que nous puissions nous coucher toujours, ensemble ». Il reprend sa lettre le lendemain matin : « Bonjour, mon Ange adoré, j'ai admirablement dormi en rêvant tout le temps à toi […] Je veux que tu saches que je me sens heureux, heureux, heureux de t'aimer et d'être aimé par l'Ange que Dieu m'a rendu »…
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